LE CHIEN D'OR
(INÉDIT) Épigraphe sanglant d'un drame ensanglanté, Aux parois de ces murs quelle main t'a jeté ? Osas-tu, noble élan d’une vengeance active, Sarcasme audacieux, défier l’oppresseur ?
D'une épouse éplorée es-tu la voix plaintive, Ou le cri d’un mourant qui demande un vengeur ? Volcan des passions où la vertu s'abîme, Vous, haine, jalousie, amour, cupidité, Qui d'entre vous dicta cette page de crime ?
L'on ne sait! . . . L'œuvre est 1à, le drame est attesté ; Vengeance, assassinat y doivent trouver place ; Philibert meurt percé du fer d'un assassin Qui fuit, mais au vengeur ne peut cacher sa trace ; Car le sang demandé ne le fut pas en vain.
Le temps n'ose frapper le Chien d’or de son aïle ; Il reste plus entier que le fait qu'il rappelle. Le drame est au roman, qui, voulant de l'effet, Du vrai comme du faux à sa guise dispose ; Tandis qu'aux murs vieillis, gardant un sens complet, J,'énigme encor subsiste, et nous dit quelque chose,
F. R. ANGERS
grâce, ayant été payée des dommages et intérêts civils que la justice lui avait accordés, etc.
J1 ne paraît pas qu’il y ait eu de duel entre de Repentigny et l’un des jeunes Philibert, ou toute autre personne, à Paris, avant 1760, car de Repentigny servait encore en Canada, à cette époque, comme capitaine des troupes de la colonie sous les ordres du chevalier de Levis.
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(1) Ces vers sont extraits d’un volume manuscrit de M. Jacques Viger, sur l'histoire du Chien d’or.