‹ Le Répertoire national ou Recueil de littérature canadienne [microforme]Chapitre 85 sur 203 · LA MORT D'UN ENFANT · texte numérisé non relu

LA MORT D'UN ENFANT

Il est donc bien amer ce calice de vie Que tu goûtas si peu ?

Ce calice est brisé, , , puis ta vie est flétrie Pour remonter à Dieu !

Va dans le sein de Dieu faire des songes d’anges, Va, petit immortel,

Va dans le chœur des saints sourire tes louanges Au frère Emmanuel !

Adieu, pauvre petit, oh oui ! change de monde Pour un séjour si pur !

Vois-tu ?. . . là-haut, au ciel, la paix est si profonde Par delà cet azur !

(1) M. Joseph Lenoir naquit le 15 septembre 1822, au village de Saint-Henri, près de Montréal. Il fit son cours d’études au collège de cette ville, et fut reçu membre du barreau de Montréal, le 4 octobre 1847. Il est décédé à Montréal, le 3 avril 1861, à l’âge peu avancé de 36 ans. C’était un de nos bons écrivains, un de nos poètes les plus élégants. Pendant douze ans et plus, ses gracieuses poésies ont constamment orné les différentes revues périodiques qui ont vu le jour dans ce pays, et n’ont pas peu contribué aux quelques succès qu’elles ont pu obtenir. Au moment de sa mort, M. Lenoir remplissait, au département de l'instruction publique, les fonctions de clerc de la correspondance française, de bibliothécaire et d’assistant-rédacteur du Tourral de l'Instruction publigne.

llage de collège al, le 4 à l’âge de nos acieuses odiques ué aux ha mort, iblique, bliothéubliqne.

Les larmes dont ton père arrosera ta tombe Auront bien moins de fiel, Puisque la pauvre mère, à ce coup qui succombe,

Compte un autre ange au ciel !

J. G. BARTHE

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