‹ Le Répertoire national ou Recueil de littérature canadienne [microforme]Chapitre 96 sur 203 · LL · texte numérisé non relu

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Ainsi le temps jaloux sur ses pas nous entraîne Vers le commun écueil

Où finit le bonheur, où finira la peine De nos longs jours de deuil.

D'un souffle impétueux il flétrit nos jeunesses, Notre espoir le plus beau ;

Mais des cœurs affligés il bannit les tristesses En ouvrant le tombeau,

Donc, ou joie ou malheur que le destin apporte Dans l’obscur avenir,

Bénissons notre sort ; mauvais ou bon, qu'importe, S'il doit bientôt finir ?

Mais il éclôt souvent pour nous sur cette terre Un jour pur et serein,

Où nous pouvons cueillir des fleurs, comme au parterre, Sur l’aride chemin.

La patrie, aujourd’hui plaintive et désolée Par d’injustes malheurs,

Heureuse un jour peut-être, ou du moins consolée, Oublira ses douleurs.

Du sort des nations Dieu le souverain maître Sait punir et venger ;

Et sa puissante main qu’on ose méconnaître Punira l'étranger !

Silence au noir passé ! la fortune inconstante Doit ramener enfin,

Après les tristes jours d’une inquiète attente, Un plus heureux destin.

F. M. DEROME

terre,

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