‹ Le rescrit d'Hadrien a Minucius Fundanus [microform]Chapitre 13 sur 16 · P. Allard, ibid., p · texte numérisé non relu

P. Allard, ibid., p

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point conforme aux prétentions émises par les apologistes, qui vantaient l'innocence des disciples du Christ et demandaient qu'ils ne Fussent punis que pour des crimes de droit commun dûment prouvés. Le rescrit est donc l'œuvre d'un faussaire chrétien.

Cette conclusion s'imposerait si elle ne reposait pas sur une hypothèse fausse. Nous avons prouvé, au chapitre premier, que le rescrit doit s'entendre d'une tout autre manière, si bien qu'il vient se greffer naturellement sur l'acte deTrajan, et s'harmonise parfaitement avec les circonstances de temps autant qu'avec le caractère d'Hadrien.

U reste une série d'objections qui se basent exclusivement sur le texte latin. Celui-ci, dit-on, recommande chaudement l'innocence des chrétiens : l'empereur les qualifie à'innoxii. La locution /?/"o merîto peccatorumse. ressent de l'influence chrétienne. Enfin, dit-on, le langage est vague, flottant et ne rappelle en rien le style ferme des autres rescrits d'Hadrien recueillis et cités parles rédacteurs des Pandectes ^.

Toute la force probante de cet argument se retourne non pas contre l'authenticité du rescrit lui-même mais contre la valeur du texte latin, et nous permet de croire que ce texte pourrait bien n'être — comme nous l'avons déjà dit — qu'une traduction assez défectueuse, qui se ressent des opinions chrétiennes du .traducteur.

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