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esse, quod ei obicitur christia- Nus. Is autem, qui crimen obtendit, reus poenae ipsius quam OBJECIT, existât.
1. D'abord, tout le monde sait que les écrivains chrétiens des premiers temps avaient l'habitude de donner aux édits ou rescrits de persécution, émanes dés bons empereurs, l'interprétation la plus bénigne, la plus favorable à la cause de leur religion. 11 leur serait même arrivé de sacrifier à cette tendance apologétique l'exactitude historique et le vrai sens des actes impériaux. Rappelons^nous, par exemple, comment TertuUien ex:plique les mesures édictées par Tibère et Marc Aurèle contre les accusateurs calomnieux ', comment Méliton ~ et Sulpice Sévère ^apprécient lesactesdeTrajan, d'Hadrien et d'Antonin le Pieux. Ici même nous avons déjà constaté ce procédé dans la traduction d'Eusèbe par saint Jérôme^. Le même phénomène se constaté dans le texte grec du pseudo-Antonin le Pieux. A en croire le faussaire qui est chrétien, Hadrien et Antonin auraient à plusieurs reprises