‹ Le rescrit d'Hadrien a Minucius Fundanus [microform]Chapitre 8 sur 16 · J. E. Weis, Cfirlstencerfo/gungen, p · texte numérisé non relu

J. E. Weis, Cfirlstencerfo/gungen, p

3. « Die Begriindung der Klage kann verschiedenartig sein » dit M. J. Weis, oui>. cité, p. 70.

LE RESCRIT d'hADRIEN 2l

convaincus de christianisme, la peine de mort. Mais d'abord, Pline avait déjà demandé à Trajan « sitne aliquod discrimen aetatum an quamlibet teneri nihil a robustioribus différant »? Et l'empereur s^était contenté de répondre à cette question : « neque in universum aliquid,' quod quasi certam formam habeat, constitui •potest. » C'était permettre implicitement aux juges criminels d'apprécier, jusqu'à un certain point, la culpabilité des délinquants et de les punir en conséquence « d'après la gravité du délit ». Ensuite, il est établi que dans la sentence capitale même, les jurisconsultes et les magistrats reconnaissaient des degrés différents de sévérité d'après le mode d'exécution, depuis la simple décapitation par le glaive, jusqu'à la mort plus cruelle par le feu ou la croix ^ Encore ne parlons-nous pas des peines capitales qui n'entraînaient pas la mort réelle. Enfin, si la liberté laissée au juge criminel d'apprécier la culpabilité et de graduer la peine était presque nulle dans la procédure de Vordo judiclorum publicorum^ sous la République, il n'en était plus de même au second siècle, ni dans les instances jugées extra ordinem, comme l'étaient tous les procès contre les chrétiens. Depuis le berceau de l'empire on voit s'élargir petit à petit le pouvoir du juge de graduer la peine d'après certaines considérations que M, Mommsen signale et qui étaient laissées à l'appréciation du tribunal ~. Autant de raisons qui servent à expliquer d'une manière adéquate la clause que M. Weis nous objecte ^.

Page 1