‹ Le rétablissement immédiat de la continuité intestinale par invagination colo-rectale sur drainChapitre 21 sur 28 · LAB · texte numérisé non relu

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tion passant 4 em. au-dessous et 10 cm. au-dessus de la tumeur est suffisante. Par conséquent ces lésions peuvent être opérées au prix d’une résection relati- ES. vement peu étendue sans faire courir au sujet des risques supplémentaires de récidives et c’est évidemment là une condition tout à fait favorable au rétablissement de la continuité.

Ainsi, au total, la méthode trouve son indication L | majeure et presque exclusive dans les néoplasmes de

LA la fin du sigmoïde. /

Le 3°) ÉTAT GENERAL DU MALADE

Enfin la résistance du sujet et l’appréciation de son

état général joueront un rôle dans la détermination de la techique à employer. En effet la résection avec rétablissement immédiat de la continuité intestinale par invagination sur drain reste une intervention tout de même importante, qui dure en moyenne une heure et demie à deux heures. Elle est incontestablement plus longue que l’opération d’Hartmann. Aussi devrat-on se montrer très circonspect chez les sujets fatigués et savoir se résoudre chez eux à l'opération É BEL, d'Hartmann, si on a l'impression que le rétablisse- 75 ment immédiat de la continuité intestinale fait courir | au malade un risque sérieux.

Pourtant, là encore, s’il faut se montrer prudent, ne Le convient-il pas de se montrer timoré. En effet, sur #7. nos. 13 cas opérés, nous n’avons eu à déplorer qu’un Es seul décès, ce qui nous donne une mortalité qui n’est

pas supérieure à celle de l'opération d'Hartmann. D’autre part, nous n’avons constaté qu’une seule fois un choc post-opératoire important. Et ainsi au fur et à mesure qu'augmentait son expérience de cette méthode, notre Maître le Professeur agrégé d’Allaines a eu tendance à en étendre les indications à des cas où, l’état général du malade aurait pu faire craindre qu'il supporte mal une opération prolongée. Mais, bien entendu, c’est là qu’il importe au maximum d'opérer des malades parfaitement préparés.

En effet, s’il est légitime d’opérer en un seul temps sans dérivation préalable un sujet en bon état général, il en va tout autrement lorsqu'on a affaire à un sujet sténosé ou qui paraît fragile et fatigué. C’est dans ces cas qu’il est extrêmement important de pratiquer dans un premier temps un anus artificiel. En effet, même chez des malades qui ne présentent cliniquement aucun trouble sérieux du transit, il peut exister un certain degré de rétention stercorale et l’on est surpris lorsqu’on a établi une dérivation des matières, de voir de ce fait l’état général se relever. Donc la dérivation des matières dans un temps préa- lable reste l'essentiel de la préparation d’un malade fragile à l'intervention. Naturellement, à chaque fois .qu’on le jugera nécessaire, il faudra, dans les jours qui vont précéder l'intervention, remonter le malade par-des injections de sérum et au besoin par de petites ‘ transfusions répétées.

C’est moyennant ces précautions qu’on peut étendre les indications de la méthode, ou plutôt repousser

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