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les limites de sés contré-indications tenant au manque de résistance du süjet. On peut ainsi éviter l’anus iliaque définitif à dés malades que leur état général sémblait vouer à l'opération d'Hartmann.
En résumé, nature de la lésion, siège de la lésion et disposition anatomique du côlon, état général du sujet, telles sont les trois Conditions qui commandent les indications dé la méthode. C’est dire que chez un sujet donné, on dévrä, avant l'intervention, s’efforcer de déterminer ces conditions avec le maximum de précision par divers éxamens cliniques ét paracliniques, de façon à prévoir la possibilité d’un rétablissement immédiat de la continuité intestinale.
Nous n’insisterons pas en ce qui concerne la nature de la lésion : l’âge du malade, l’histoire clinique, les examens radiologique et rectoscopique la préciseront presque toujours facilement.
Par contre, là détermination du siège de la lésion êt de l’état du côlon sus-jacent nous retiendra un peu plus. C’est elle qui est essentielle pour préciser les indications. ;
Présque toujours l’exaïnen clinique (pälpation abdominale, toucher rettal) ñe sera d'aucun secours et c’est aux éxameñs pâracliniques qu’on devra deman-. der dés infortnations sur le Siège et l’étendue des lésions et sur l’état de l’ansé sus-jacente.
Le lavement baryté aura une importance capitales il montrera le siègé dé la lésion, son étendue, et surtout il permettra de sè rendre compte de l’état dé
anse sus-jacente : de sa longueur, de sa mobilité décelée par la palpation sous écran.
De plus, il sera bon de faire pratiquer avant l’intervention un examen rectoscopique : il précisera, outre la nature de la lésion, son siège exact et son étendue.
Enfin on devra faire un bilan complet du malade en vue d'apprécier son état général et sa résistance : âge apparent, examen cardio-vasculaire, hépatique et rénal; il faudra demander un dosage de l’urée sanguine, une formule sanguine et une numération globulaire.
Ce n’est qu’une fois en possession de toutes ces indications que l’on pourra prévoir un rétablissement immédiat. Encore, même après s’être entouré de toutes ces garanties, convient-il d’être prudent et de ne pas promettre formellement au malade qu’on lui évitera certainement l’anus iliaque définitif. En effet, la laparotomie peut réserver des surprises. Un côlon qui avait paru à l'examen radiologique long et mobile peut se montrer en réalité insuffisant. Un Douglas peu profond peut empêcher de pratiquer une anastomose qu’on croyait possible. I1 faut se rappeler que c’est seulement en cours d'intervention, et une fois pratiquée une exérèse correcte des lésions, que l’on peut avoir la certitude de pouvoir rétablir.