‹ Le rétablissement immédiat de la continuité intestinale par invagination colo-rectale sur drainChapitre 24 sur 28 · TP · texte numérisé non relu

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Examen histologique : Epithélioma glandulaire cylindrique Lieberkühnien typique au gros intestin. L'étude des fragments remis montre qu’il s’agit d’une tumeur ulcérée infiltrant toute l’épaisseur de l'intestin et formant des embolies Iymphatiques dans le méso. Dans celui-ci on trouve un petit ganglion occupé par une métastase de la tumeur.

Les suites opératoires sont bonnes. Le drain tombe le cinquième jour. Le huitième jour, une petite selle est émise par l’anus, car l’éperon de l'anus artificiel est insuffisant.

Le 16 janvier 1942 : Fermeture de l’anus artificiel. La libération en dehors est très pénible, Fermeture en trois plans, points séparés de fil de lin. Le péritoine est fermé de chaque côté de la suture, ce qui place cette dernière en situation extrapéritonéale. Peau laissée ouverte.

Echec complet.

Le 20 mars 1942 : Nouvelle tentative de fermeture de l'anus. Résection de tout le segment intestinal et anastomose termino-terminale en trois plans de.points séparés de fil de lin. Fermeture des muscles. Peau laissée ouverte. Les selles s’établissent régulièrement par l'anus : à partir du sixième jour. Mais le malade est maintenu à l’hôpital par la lente cicatrisation de sa plaie.

Le 29 juillet 1943 : Le malade est revu par son médecin traitant qui en donne les nouvelles suivantes :

Il a fait 12 kilomètres pour se présenter à l’examen. Il a répris son métier de cultivateur. Son état général est excellent, Il a repris du poids. Enfin il n’a aucune constipation et chaque jour émet une selle moulée. Il ne présente aucune douleur à la défécation.

Oss. VII. = M"° C.…, 64 ans, est vue pour la première fois alors qu’elle est en occlusion depuis trois jours. L'examen radiologique après lavemerit opaque montre un obstacle sur le sigroïde,

… Le 20 mars 1942 : Anesthésie : Ether.

Anus cæcal sur tubé dé Paul.

Le 17 avr 1942 : Anesthésie : Rachi # Ether.

Médiane sous-ombilicale. Néoplasme en virole du bas sigmoïde sans aucune adhérence, On se rend compte qu'après l’ablation du néo, le bout inférieur ne pourrait être ramené à la peau et que l’on serait obligé de pratiquer une opération d’Hartmann. Pour l’éviter, on tente de rétablir la continuité par invagination à l’aide d’un drain trans--rectal. Les deux tranches de section sont solidarisées au drâin. Trois lignes d'enfouissement. Septoplix. Mèche cellophane.

Paroi crins perdus.

Examen de la pièce : Tumeur bourgéonnañte ñe s’implantant que sur une partie de l’intestin.

La malade a présenté des suites très simples mais n’a pas été revue depuis sa sortie de l'hôpital.

Os. VIII. — M°° N…, 49 ans, est vue le 16 mai 1941. Elle présente un obstacle de la région recto-sigmoïdienne . Eat un anus à qe sur Le Res a fait

Le début des troubtés + rémonte à deux ou trois mois. Sensation de tenesie. Glairés et sang dans les selles. A maïgri de 10 kilos. Au toucher réctal on sent sur la paroi antérieure une masse dure qui paraît être l’utérus, immobile et doulouréux. Au toucher ane. rien de Spécial, utérus un peu bloqué.

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Le 21 mai 1941 : Anesthésie protoxyde.

Médiane sous-ombilicale. Tumeur volumineuse, très adhérente au détroit supérieur. Le côlon est insuffisamment long pour être abaissé au périnée. Dans ces conditions, l’intervention par voie abdomino-sacrée est impossible. On tente une extirpation avec rétablissement de la continuité par invagination par voie abdominale. La dissection de la tumeur est difficile. On est amené à dénuder les gros vaisseaux et l’uretère gauche tout au long. Ce dernier est adhérent à la tumeur mais non envahi. Ligature de la mésentérique inférieure juste au-dessus d’un ganglion certainement envahi. Section de l’intestin au-dessus de la tumeur. Libération progressive du rectum et section de l'intestin au-dessous du néoplasme. On rétablit ensuite la continuité par invagination côlorectale sur drain. Quatre points cardinaux solidarisent le drain et les deux tranches intestinales. Quelques points d’appui adossent l’invagination. Septoplix. Trois mèches autour de l’anastomose. Fermeture pariétale en un plan, Dilatation anale. La pièce montre une volumineuse tumeur sténosante et, dans le méso, un ganglion certainement envahi. ;

Suites opératoires faciles.

Le 23 juillet 1942 : Anesthésie : Schleich.

Fermeture de l’anus tranverse par le procédé intrapéritonéal.

En septembre 1943, c’est-à-dire seize mois après l’intervention, la malade a donné de ses nouvelles : elle a repris du poids et présente un excellent état général. Aucun trouble du transit : cette malade a des selles normales et régulières.

Ogs. IX. — M. S… Etienne, 64 ans, vient consulter le 26 novembre 1942 pour une histoire digestive déjà ancienne : selles fréquentes, matières déformées avec quelques filets de sang. Pas de ballonnement. Léger amaigrissement mais très bon état général.

L'examen radiologique montre que le mucilage opaque emplit l’ampoule rectale et marque un long temps d’arrêt à la partie inférieure du côlon sigmoïde avant de franchir un défilé étroit et sinueux de 5 à 6 em. de long. Rien ne s’oppose plus alors à la montée de la baryte qui injecte un côlon gauche sinueux et un côlon droit normal. Le rétrécissement constaté persiste absolument invariable pendant toute la durée de l’examen. Un cliché d'ensemble et trois films de la sténose précisent les caractères de cette dernière. Un examen rectoscopique est pratiqué.

A 22 cm. le rectoscope bute sur un rétrécissement dont l’aspect est difficile à préciser car la muqueuse saigne au moindre contact, Cependant la lumière intestinale a perdu sa mobilité et il semble bien que l’orifice de la sténose soit irrégulier.

Le 15 décembre 1942 : Médiane sous-ombilicale. Volumineuse tumeur très vasculaire et présentant un aspect inflammatoire; méso souple, sans ganglion. Pas de métastase, On décide de réséquer cètte tumeur et de suturer en un temps. Section première du méso, puis du côlon sigmoïde. Invagination côlo-rectale sur drain. Suture sur le drain au catgut et enfouissement tout autour après invagination selon la technique habituelle. Septoplix. Deux mèches autour de l'intestin.

Fermeture pariétale crins perdus.

Etablissement d’un anus iliaque gauche en amont pour éviter toute surpression intestinale,

Dülatation anale. Accrochage du drain.

Durée : 1 h. 3/4. Intestin malheureusement mal préparé : matières restantes.

Examen de la pièce : 25 cm. d’intestin dont 6 au-dessous de la tumeur. Tumeur sténosante de 8 cm. de diamètre environ.

Prélèvement d’un fragment de la tumeur et de deux ganglions.

Examen histologique : Epithélioma végétant non mucicarminophile, infiltrant, atypique et riche en monstruosités.

On note l'existence de vastes zones de nécroses.

Les deux ganglions prélevés sont inflammatoires. On n’y voit pas d'infiltration néoplasique. Il s’agit donc d’un cancer du côlon sans envahissement ganglionnaire.

Suites opératoires sans aucun incident.

Le 4 février 1943.: Anesthésie : protoxyde.

e Fermeture de l’anus artificiel par voie intrapéritonéale.

Trois plans au catgut. Le côlon est court. L’éperon existe encore et il est possible qu’il y ait une désunion partielle. -

Dans ces conditions, on ferme incomplètement la paroi et on accroche l’intestin au péritoine.

Le 18 mars 1943, le malade va très bien et commence à engraisser,

Le 3 juin 1943 il a un excellent état général et a repris 7 kilos. Les selles sont absolument normales. Une radio pratiquée le 27 mai montre qu’on ne trouve aucun signe au niveau de l’anastomose et que le calibre de l’intestin est tout à fait normal.

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