‹ Le rétablissement immédiat de la continuité intestinale par invagination colo-rectale sur drainChapitre 6 sur 28 · HISTORIQUE · texte numérisé non relu

HISTORIQUE

C’est en 1908, dans un article paru dans le journal «The Lancet », que Lockhart-Mummery a püblié pour la première fois la téchnique de rétablissement de là continuité intestinale par invagination à laquelle son. nom reste attaché. Cette technique consistait alors à : lier sur un tube de verre présentant une gorge à son extrémité le bout intestinal supérieur tout près de sa tranche de section et à l’amener à travers le rectum restant de façon à invaginer le segment

supérieur dans Æ inférieur: enfin à fixer cette inva- - gination par quelques points de catgut. Plus tard,

“ Lockhaï t-Mummery a d’ailleurs été amené à modine fier quelque peu sa technique. Dans son livre : «Sur D: Jes maladies du côlon et du rectum et leur traitement : . chirurgical », il décrit en détail ces modifications. Le

tube de verre est remplacé par un tube de: coutchouc. à D’ autre part, il ne se contente plus d'une seule suture; mais après avoir fixé l'invagination du segment supérieur dans l’inférieur par quelques points de catgut, il fait tirer par un aide sur le drain’ qui sort par Vanus. Ainsi la suture est elle-même invaginée et cette invagination est fixée . une couronne de points

LE séro-séreux.

mise.

Mais si Lockhart-Mummery a le premier insisté sur les avantages de cette méthode et en a ainsi vulgarisé l’emploi, il est certain que d’autres auteurs l'avaient employée avant 1908 : Maunsell et Morison en Angleterre, Bastianelli en Italie; enfin, en France, Hartmann, le 1* mai 1907, signalait un cas de rétablissement secondaire de la continuité par intubation côlo-rectale et fixation du bout supérieur à la peau de-la marge de l’anus.

A la suite de la publication de Hoche Mate.

le rétablissement de la continuité par intubation fut employé par un certain nombre d'auteurs : Mayo, Barker, Balfour, Gibson aux États-Unis et en Angleterre; Desjardins en France. Par la suite, il semble que cette méthode soit tombée dans un oubli quasitotal.

Citons a en France les publications de Huguier (1920), Schwartz (1928), Tisserand (1929), Jean (1930), Leclerc (1930), dont 4 cas ont été rapportés par Okinczyc qui a d’ailleurs fait à cette = occasion un chaud plaidoyer en faveur de la méthode > et insisté sur sa relative bénignité: Enfin, en 1937, Santy et Michel Béchet en apportent un cas à TAca- | démie de Chirurgie. Le Mais en réalité il ne s’agit guère là que des cas .

isolés, où les techniques employées varient souvent ur. d’un auteur à l’autre; et il faut attendre jusqu'en

1940 pour qu’une statistique homogène de 11 cas soit présentée par Bergeret et Livory. nn

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