‹ Le Retour au bercailChapitre 10 sur 30 · LE MA RT YR · texte numérisé non relu

LE MA RT YR

Le temps passait et nulle lueur despérance ne venait éclairer le cachot de l'infortuné roi qui gémissait toujours dans les fers.

«t Mais la prison était devenue pour lui le vestibule du ciel.

>» Comme si le poids des chaînes n'eut pas suffi à ses mains habituées à porter le sceptre, il voulut, prisonnier du Christ, se couvrir le corps d'un cihce, cherchant force et courage dans la prière et méprisant d'autant plus le monde qu'il était lui-même un exemple vivant de sa fragilité.^ »»

Cependant, l'arien Leuvigilde ne perdait pas l'espoir de voir apostasier son fils et son prisonnier.

Un jour, la porte du cachot s'ouvrit et un jeune homme y pénétra, s'arrêtant au milieu de l'obscurité dans laquelle le captif priait, prosterné sur la paille humide.

C'était le prince Récarède qui venait visiter son frère.

Les deux frères s'embrassèrent et restèrent un moment silencieux.

Enfin, Herménégilde prenant la parole, dit :

(1) s. Grég. le Grand, Dialo^,, 1. m, ch. xxxii.

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