‹ Le Retour au bercailChapitre 3 sur 30 · INTRODUCTION. IX · texte numérisé non relu

INTRODUCTION. IX

depuis Joiigiemps endormis pour le siècle et passés en vue des horizons éternels, que l'Eglise la poursuivra encore, jamais lasse, jamais vaincue, jamais complètement triomphante jusqu'à l'avènement dernier du Christ.

La maladie de l'âme humaine, par excellence, celle dont le germe est diabolique, c'est la suffisance, Torgueil, l'égoïsme.

L'homme, individu ou société, aspire toujours à se faire centre et à dominer ce qui Tentoure; son égoïsme destructeur veut tout asservir à ses idées particularisLes que l'oppression seule prétend rendre générales, et le ressort qui le meut est une ignorance orgueilleuse et des passions dont il est, le premier, l'esclave.

Or, l'Eglise a été constituée dès l'origine du monde et confirmée en Jésus-Christ et par lui, afin que le monde sache qu'il n'y a qu'un centre d'unité totale hors auquel il n'y a que luttes stériles et catastrophes afireuses et ce centre c'est Jésus-Christ, le Verbe fait Homme, l'Homme-Dieu, le Pontife éternel de Ja justice et l'Evêque suprême des âmes.

Voilà le divin et unique pivot autour duquel l'Eglise a mission de faire graviter le monde; voilà le dernier mot de toutes ses luttes et le gage de son éternel triomphe ; voilà pourquoi elle combat sans cesse, pourquoi sur tous les terrains elle a des ennemis, pourquoi sans cesse elle travaille à renouveler les peuples, pourquoi elle a vu s'élever contre elle les faisceaux prétoriens des Césars et le cimeterre fuigurant des Kalifes.

Luttes nécessaires qui sont l'activité même de son cœur, luttes sans lesquelles elle n'aurait plus son vrai rôle dans le monde, luttes qui ne finiront qu'avec les siècles et dont les joies et les larmes seront comme le feu nouveau et l'eau nouvelle d'où sortira la Jérusalem éternelle des saints.

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