PRIÈRE
0 mon Dieu, Père de Notre-Seigneur Jésus-Christ et mon Père, ô Jésus-Christ, mon Dieu, mon Sauveur et mon divin ami, accordez-moi le bonheur de revenir continuellement à vous par la vraie péaitence et par la vraie oraison !
Pour qu'il en soit ainsi, rappelez-moi sans cesse et faites-moi comprendre de plus en plus les salutaires vérités qui ont été proposées âmes réflexions :
Je suis détourné de ma fin, c'est-à-dire de mon salut et de l'amour de Dieu.
Ce que vous me demandez surtout, c'est la bonne volonté.
Cette bonne volonté n'existe pas dans le cœur de l'homme qui vit en paix soit avec un péché mortel, soit même avec un seul péché véniel.
On ne revient à la bonne volonté que par la pénitence et par l'oraison.
Sans le retour à la bonne volonté, un seul péché, même véniel, suffit souvent pour provoquer la damnation d'une àme.
Tout acte de mauvaise volonté, par refus de pénitence, peut être décisif pour l'éternité.
Ma volonté sera à la mort ce qu'elle aura été durant la vie.
Jésus- Christ pour me juger se réglera surtout sur mes confessions.
Si je ne reviens à Dieu qu'en vue de mon propre salut, c'est incomplet; je dois revenir à lui pour l'aimer.
Le Fils de Dieu s'est fait homme, a souffert, est mort, et
a institué le très saint Sacrement, autant pour obtenir mon amour que pour me sauver.
Par conséquent, ne pas même vouloir songer à aimer h> bon Maître et lui refuser ce retour de mon âme, ce serait une abomination.
L'amour auquel je dois aspirer doit avoir le caractère d'une vraie amitié pour Jésus-Christ.
Quiconque veut retourner à Dieu doit avoir sans cesse dans le cœur et à la bouche ces deux grandes aspirations : Amour! Persévérance!
Pour s'assurer les dons de l'amour et de la persévérance, il faut s'assurer les continuelles miséricordes de Dieu.
Pour s'assurer les continuelles miséricordes de Dieu, il faut vivre en vrai enfant de Marie, et recourir toujours au perpétuel secours de sa Mère.
Enfin, pour ne jamais cesser d'être l'enfant de Marie, il faut lui demander à elle-même la constance à son service.
0 mon Dieu, pénétré et rempli de ces vérités saintes, je veux m'appliquer avec persévérance à la vraie pénitence :
En faisant avec mon confesseur une convention très sérieuse au sujet de mon salut et de l'amour de Dieu.
En usant toujours de la confession au moins autant pour le plaisir de Jésus-Christ que pour mon avantage personnel.
En ne prétendant pas être moi seul l'auteur de ma propre pénitence, mais en ayant soin de la demander souvent et dans toutes ses parties.
Enm'assujettissant à des examens sérieux, complets, et convenables à ma condition.
En m'efforçant, avec le secours de la grâce, d'aller jusqu'à la contrition parfaite.
En m'attachant surtout à un bon propos qui atteigne les causes du péché autant que le péché lui-même.
En cultivant soigneusement la confession spirituelle.
En me préparant à la confession sacramentelle durant une oraison entière.
lui offrant souvent à Dieu les peines delà vie par esprit d'amoureuse pénitence.
Seigneur, à la vraie pénitence je veux ajouter la pratique de la vraie oraison. Faites que je sache :
Donner à mon oraison le ton d'une conversation familière.
Méditer surtout les vérités éternelles et les mystères de Jésus-Christ, en m'appliquant à les considérer, et en mêlant à ces considérations toutes simples des actes de foi et des prières.
Accompagner cette méditation de bons actes de volonté mélangés de prières.
Choisir ces actes surtout parmi les suivants : humilité, confiance, remerciement, pénitence dans toutes ses parties, amour, volonté de Dieu, amitié pour mon bon Maître, détachement et sacrifice de tout bien particulier.
Appliquer, quand les circonstances s'y prêtent, ces actes à certains cas actuels et pratiques.
Faire suivre ces actes d'une prière solitaire et tranquille; et dans cette prière revenir sans cesse à la demande de l'amour et de la persévérance.
Terminer l'oraison par la promesse de la continuer discrètement pendant le jour, en l'appliquant aux difficultés qui se présenteront.
Préparer mes oraisons, en choisissant d'avance mon céleste interlocuteur, le sujet de méditation, et l'acte ou les actes.
Croire toujours à l'utilité des oraisons, même des plus stériles en apparence, et tenir compte de la valeur des bons et vrais désirs.
Ne pas craindre de répéter dans l'oraison plusieurs fois la même chose.
Rendre l'oraison plus vocale dans les moments plus difficiles.
Demander après chaque oraison la constance et le pro-
grès dans ce saint exercice.
Telle est pour moi la voie du salut et de l'amour. 0 mon Dieu, faites-moi avancer et persévérer dans cette voie jusqu'au terme! Je vous le demande humblement par Tintercession de la très sainte Vierge Marie. Ainsi soit-il!
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