ACTE
L'humiliation du cœur et la reconnaissance : les trois degrés réunis.
Puisqu'on me dit que le cœur contrit quand il est humilié, préserve de l'enfer, je redirai les trois paroles de l'humilité.
Première parole : Seigneur, avec le secours de votre grâce, haine à l'orgueil autant qu'à l'impureté et au blasphème!
Deuxième parole : Seigneur, avec le secours de votre grâce, humiliation acceptée de bon cœur parce que je suis pécheur!
Troisième parole : 0 Jésus rassasié d'opprobres pour moi pécheur, moi pécheur je veux l'humiliation, je la demande, et quand je l'aurai obtenue, je la savourerai en la redoublant par l'humilité du pénitent!
Puisqu'on m'assure aussi que la reconnaissance ferme les portes de l'abîme et qu'elle mène directement à l'amour de Dieu, je di-
rai et répéterai : Mon Dieu, je vous remercie de n'être pas en enfer! Mon Dieu, mon Sauveur Jésus, ma Mère Marie, du fond de mon cœur je vous loue, je vous bénis, parce que, grâce à vous, je ne suis pas dans cet étang de feu où je devrais brûler! 0 mon Dieu, qui m'avez donné Jésus-Christ, ô Jésus qui m'avez sauvé, ô Marie, qui avez coopéré à mon salut, soyez loués, remerciés, bénis! Je veux passer le reste de ma vie à vous louer sans cesse, je vous offre les louanges et les bénédictions du paradis tout entier, et je le fais avec d'autant plus de joie que je ne pourrai guère vous remercier longtemps sans arriver à vous aimer.
O mon Dieu, pendant ces saints exercices vous projetez en mon àme d'abondantes clartés; accordez-moi de ne pas les recevoir en vain! Faites qu'éclairé sur l'enfer, sur ses tourments, sur le «langer d'y tomber, je ne néglige rien pour l'éviter. Si j'allais en enfer, je serais à jamais séparé de vous et surtout je ne pourrais plus vous air^.T. Préservez-moi de ce malheur. Et, puisque c'est le péché qui seul peut m'y conduire, aidez-moi à éviter tout péché.
O Marie, ma Mère, sauvez-moi de l'enfer!
Je promets d'entretenir en moi la pensée et la crainte salutaire de l'enfer et de prier dans ce but jusqu'à la prochaine oraison.
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I. Après avoir déclaré la guerre au mal de Dieu, on songe au bien divin, c'est-à-dire à l'amour, et on offre à Dieu les actes principaux renfermés dans la charité. — II. On s'examine sur le peu d amour que l'on a pour Dieu. — III. On se promet d'introduire dans l'oraison et dans la conduite, le saint exercice de la charité.
LEÇON SUR L'ORAISON