CHAPITRE VIII
Presque toujours, quand un homme est possédé dès sa jeunesse par une ambition énergique et précise, il se représente sous une image concrète la forme qu'il veut donner à son action sur le monde. Par exemple, il se voit amiral, commandant des évolutions d'escadre; ou bien grand avocat : le prétoire fourmille; au fond de la salle, sous la lumière des lustres, la robe des juges éclate d'une majesté sévère; ou bien il est ministre, et de son verbe véhément, coloré, il combat une assemblée qui l'invective. Robert, lui, depuis ses aventures du lycée, s'était toujours vu professeur au Collège de France, développant de graves
q1 considérations historiques dans la chaire même
e; où s'était illustré Renan.
L'empire que ce génie si plein d'attraits avait îxercé en ce temps-là sur son àme, s'y était imprimé avec tant de vigueur, qu'étant à peine encore adolescent, vers sa seizième ou dix-septième innée, seul dans sa chambre d'étudiant, Robert
prenait plaisir à se cravater comme son maîtr d'an large nœud de satin noir; et, l'imitant daiisa manière de professer, il s'essayait à sonsaceidoce futur.
Pour être devenue, dans la suite, moins puérile, son ambition avait gardé le même objet; et, dans les luttes et les difticultés de sa situation, cette vision d'avenir l'avait toujours encouragé.
Lors donc, qu'il apprit un matin, par le journal, la mort de Giverny, le savant distingué qui occupait ;\ ce môme Collège de France la chaire de poésie et de littérature orientales, une espérance radieuse, la plus belle qui eût encore illuminé sa carrière, se leva sur ses jours.
Aussitôt Madeleine et lui mirent en avant toutes leurs influences. Elles se lirent d'autant plus agissantes que le choix du titulaire mettait aux prises deux des salons les plus réputés de Paris, celui de la comtesse de Sauve et celui de la princesse d'Angoumois. Madame de Sauve, qui appuyait la candidature de Robert, recevait avec la tleur des lettres et des arts le parti républicain au pouvoir: on coudoyait chez elle de grandes vedettes tricolores, ministres ou aspirant à l'être, et des académiciens notoires avec des candidats à l'Institut.
Chez la princesse d'Angoumois, salon réactionnaire et clérical, le candidat était représenté pai l'abbé Labarthe, dominicain du plus rare mérite dont les monographies sur la langue hébraïque ont suscité dans le monde savant une légitime admiration.
— Si l'on s'en rajiporte uniquement au savoir
ir
Sj
disait Robert, c'est Labarthe qui doit être nommé. Labarthe n'a jamais fait que de l'hébreu, tandis que moi j'ai été en coquetterie réglée avec la littérature. Mais Labarthe porte la robe d'un prêtre, le voilà écarté. En conséquence, il croyait rester seul, ne pouvant supposer que Ratier, candidat de troisième ligne, pût réunir sur son nom la majorité des suffrages. Ce Ratier était en effet un homme assez effacé, que ses travaux de seconde main, de vulgarisation plutôt que d'érudition, ne semblaient pas expressément désigner pour ce poste.
On s'agitait donc beaucoup autour de cette nomination dans les salons de l'avenue du Roule où demeurait la princesse d'Angoumois, et dans ceux du boulevard Flandrin où habitait la comtesse de liPauve.
Robert, cependant, se heurtait à l'hostilité délarée de Ghadourne, le grand maître de l'Université. Celui-ci ne lui pardonnait pas d'avoir refusé m baccalauréat, voici douze ans et plus, un prince ,f. Dersan qu'il avait pris la peine de lui recom- ,,,,nander en personne. Dechastelus n'y avait ap- )orté aucune intention malveillante. Mais ce )auvre prince s'était montré si pitoyable sur l'hisoire de l'Assemblée législative et du Consulat, ue Robert avait été contraint de lui marquer une ote très faible. L'ajournement de l'héritier au ^(jjPÔne des Sassanides avait soulevé chez le grand laître une inapaisable colère. « Ce petit profeseur a voulu me braver! s'était-il écrié. 11 en If apportera les conséquences )>. Et, de fait, en
.le-
i-ar
'inie
.voifi
mainte leiicoiilro, Docliaslelus l'avait trouvé sur son chemin. Aujourd'hui Ghadourne se déclarait en faveur de Ralier, non pas qu'il eût pour lui la moindre estime, mais, ne pouvant soutenir Labarlhe, il n'avait pas le choix.
— Mon cher ami, disait un soir à Robert la comtesse de Sauve, tandis qu'il était venu l'entretenir de ses espoirs comme de ses inquiétudes, mon cher ami, vous avez avant tout deux voi.vi à gagner : celle de madame de Beaumont, toutt puissante comme vous le savez sur le mi nistre, et celle du grand maître de l'Université Ghadourne ne peut rester contre vous, san> quoi tout est perdu. Elle lui lit savoir qu'elh l'emmènerait le soir même chez madame dt Beaumont. G'était le jour de celte dernière. / Robert de la conquérir!
Elle lit donner des ordres à son chauffeur, ( bientôt la voiture les emportait tous deux ver le charmant hùlel que madame de Beaumon habitait à Passy.
Lorsqu'ils entrèrent dans le salon, ils aper curent autour d'une table à thé une douzaine d personnes formant cercle autour de la maîtress de maison. Gelle-ci, à demi étendue sur un chaise-longue, et tout endolorie d'une migraini les accueillit pourtant avec beaucoup de bonn grâce, et trouva d'aimables paroles pour Declia.' ^ l(dus. Elle connaissait son ambition. Elle éta désireuse de la favoriser, car elle tenait ses peu sies en haute estime. l*our les ouvrages d'en dilion, elle s'excusait de son incompétence, ma
elle s'en rapportait au témoignage des savants. La conversation s'alluma. Robert sentit de la sympathie. Il déploya ses ressources, s'aperçut qu'il plaisait. Ce fut une heure exquise, et il ne douta point que le succès de sa démarche n'en fût considérablement avancé.
— Vous avez su l'intéresser, disait madame de Sauve, en se rencoignant frileusement dans son automobile, j'ai vu cela. Au tour du grand maître maintenant. Je vous ferai diner ensemble la semaine prochaine.
Madeleine, pendant ce temps, s'était mise en grands frais, et elle avait beaucoup reçu. A son dernier mardi elle remarqua que deux ou trois de ses invitées paraissaient lui marquer une sorte de pitié attendrie, de déférente charité.
— Que signifie cette attitude ! se demandaitelle.
rsj Une jolie femme entrait, Marguerite Prunellier, l'une des amies de Madeleine.
— Comprenez-vous? interrogea cette dernière. On me traite comme quelqu'un qui ayant perdu son bonheur, aurait besoin de consolations?
— N'en soyez pas surprise ! répondit son amie. tt( Il suflit que madame de Beaumont ait pris en
main la candidature de votre mari, pour qu'aussitôt le bruit ait couru... mais cela ne nous affecte pas je suppose?...
Elles s'égayèrent de la médisance du monde. 0^ Le grand maître, cependant, avait promis de venir dîner chez la comtesse, mais il ne savait pas y rencontrer Robert.
Lorsqu'il pénétra, le dernier arrivant, dans le vaste salon qu'éclairait une soyeuse lumière, qui s'en allait mourir sur les étofîes et caressait doucement de blanches corbeilles d'hortensias, il enveloppa d'un regard circulaire les cinq autres convives, réunis autour de la maîtresse de maison et l'attendant.
C'était un de ces petits dîners comme la comtesse de Sauve savait si bien les composer, car celte femme d'esprit s'entendait à merveille à j manœuvrer les marionnettes du monde et en mouvoir les iils secrets.
En même temps que Chadourne, elle avait invité l'académicien Marc ilardouin, la belle madame de Rolbelin : une des plus grosses fortunes (le France, un ancien président du conseil, Madeleine et Jlobert.
Quand elle présenta ce dernier à Chadourne, le grand maître ne put réprimer un mouvement d'impatience; et, se penchant îi l'oreille de la comtesse :
— V^ous ne m'y reprendrez plus, belle dame! maugréa-t-il avec humeur.
11 s'assit sur un canapé, à l'extrémité duquel se tenait Dechastelus, et, d'un ton assez aigre, il l'attaqua sur son dernier article : l'agriculture Nabatéenne.
— Je sais, maître, je sais, répliqua Robert, j'ai le regret de m'ètre trouvé en désaccord avec vous sur deux ou trois points. Vous m'avt-z même un peu rudement malmené dans votre der nière chronique?
— Gomment, vous l'avez lue? demanda moitié furieux, moitié satisfait, le grand maître.
— Mais je lis toujours les articles où l'on trouve des idées sous les mots!
Ce compliment le toucha. Chadourne en arrivait à cette période finissante d'une carrière où l'on voit se retuurner contre soi les jeunes générations formées selon d'autres méthodes, et qui renient leurs aînés, même au prix d'injustice.
On annonçait le dîner.
Madame de Sauve prit le bras de Chadourne. Et le grand maître, en passant à table, trouva le moyen, une fois encore, d'exprimer à demi-voix son mécontentement.
Il semblait, cependant, que par sa seule présence, par son aménité, la comtesse répandît autour d'elle une atmosphère de cordialité, de bienveillante humeur.
Le grand maître, toutefois, demeurait renfrogné. L'académicien Marc Hardouin brillait trop. 11 revenait d'Afrique, où il avait rencontré la mission de Paul Brassard. Et il racontait sur le voyage de ce dernier des détails si imprévus et si nouveaux, il exprimait des points de vue si personnels et si curieux, que les convives en oubliaient de manger.
Madeleine, que contrariait vivement cette hosilité persistante de Chadourne, eut soudain l'heureuse idée de vanter sa collection de boîtes de Tiédecine japonaises. C'était une des marottes du îélèbre universitaire. En quelques mots bien .ournés, la femme de Robert avoua qu'elle con-
194 LE HETÛOH DAHIEL ^
naissait la coiieclion de l'ambassadrice du Turkeslun, mais qu'au dire même ce cette dernière, aucune réunion de ces objets précieux ne pouvait rivaliser avec celle de Ghadourne. Uobert, jugeant le terrain excellent, donna quelques détails sur celle du ministre Mancereau, qui passait également pour posséder l'une des plus belles de Paris.
Le grand maître sentit toute sa faconde lui revenir. Et voyant son public attentif, il arracha 1 la conversation à Marc Ilardouin et ne la lâcha plus. Il exprimait sur l'art japonais des jugements qui, à défaut d'une rare originalité, avaient du moins le mérite d'une extrême compétence. Et il brilla si bien, fut si disert et si écouté, que la meilleure gaieté ne tarda guère à le détendre.
— Maître, comme vous parlez agréablement dû ces choses! déclara liobert. Je me souviens d'ailleurs d'un aperçu fort juste exprimé par vous dans 1 un de vos derniers ouvrages. Et il cita de mémoire une phrase sur Okusaï.
On passait des petits pois. Le grand maître faillit laisser tomber sa part à côté de son assiette
Mais il était conquis. Cette citation l'avait gagné. Chacun s'y prêta pour aider au succès. Et quand on repassa dans le salon :
— Au fait, murmura Chadourne à l'oreille de la comtesse, pourquoi pas lui plutôt que Halier? 11 est fort érudit et sa femme est charmante!
— Eh bien, voil;"! une bonne soirée? disait ma-lj, dame de Sauve à Uobert tandis qu'il prenait congélii; d'elle.
LE RETODH d'aRIEL 193
— Ah, VOUS êtes ma bonne fée! répliqua celuici en lui baisant les doigts.
Et, dans l'auto qui les ramenait, Madeleine et lui considérèrent leur ambition comme couronnée.
Ils oubliaient Ratier.
Celui-ci ne faisait aucune démarche, ne connaissait ni n'allait voir personne. Tandis que les salons de madame de Sauve et de la princesse d'Angoumois se disputaient les influences officielles, Ratier chassait les grives dans les vignobles du Bordelais. Il était bien tranquille sur le résultat de l'élection! Neveu de Larsonneur, le viticulteur émérite qui possède là-bas l'un des chais les plus réputés de la région, Ratier n'ignorait pas que, depuis dix ans et plus, son riche parent fournissait le ministre de l'instruction Publique, et que celui-ci n'avait jamais encore payé une traite. Larsonneur se gardait bien de récla-
lejmer. 11 se montrait au contraire des plus accommodants, se faisantrémunérer en multiples faveurs qu'il répandait ensuite sur sa famille. A quoi bon mettre en branle l'Université, le Gouvernement et l'Académie, quand le crû de votre oncle est un intercesseur si éloquent! En outre, Larsonneur détenait une énorme influence électorale; il était considéré dans le pays comme l'un des piliers de
jéftia candidature du ministre. Ce détail n'était pas ponnu du public, si bien qu'il n'y eût de surpris,
fjJe jour où la nomination parut à l'officiel, que
,„jéUs salons de la comtesse de Sauve et de la princesse d'Angoumois. Quant à Ratier, il savait de-
196 LE RETOUR d'aKIEL
pais longtemps à quoi s'en tenir, surtout depuis le dernier envoi : « un petit fût de la grande année, je ne te disque ça, mon bon !...)> Il en riait tout seul dans sa vigne, en abattant à coups d' fusil les innocentes grives qui venaient se prendr • à ses gluaux.
L'échec tut très sensible à liobert. Il entravait en quelque sorte toute sa carrière. Ualier était ;i peu près du même âge que lui, c'est-à-dire encore jeune. Il olï'rait l'aspect d'un gaillard bien râblé, au sang de paysan, décidé à enterrer tous ses collègues, avant de quitter lui-même un monde qu'il déclarait plein d'agréments. Kt comme il pouvait demeurer dans sa chaire jusqu'à l'âge de la retraite, et qu'il n'y en a qu'une à Paris, Robert sentit se briser entre ses mains la plus haute et la plus noble ambition de sa vie.
Ces blessures-là, cependant, sont guérissables parce qu'elles n'atteignent pas le fond de notre activité, surtout chez un homme du caractère de Robert, dont l'ambition n'est pas le trait le plus marqué, ('e qui sort de ce cœur, incessamment, c'est la joie du travail pour le travail. Véritable âme d'abeilk', heurt^use dès que ses ailes remuenllv, et que la cire se forme. IMais, quand ces décep- lej tiuns sont notre pain quotidien, notre aliment dt. tous les jours, n'est-il pas véritable qu'elles linissenl par dé[)Oser en nous non pas tant dt l'amertume ou de la tristesse, que de l'ironie e du scepticisme? On ne saurait prendre au sériou: ce qui nou^ apparaît comme le fruit de la chanC' ou d'une intrigue bien conduite. Et, dès qu'un
dignité, un titre, une situation, perdent le respect dont nous les entourions, n'est-il pas naturel que nous cherchions ailleurs l'ohjet de notre estime et de nos génuflexions?
Une inquiétude plus alarmante n'allait pas tarder d'ailleurs cà le tourmenter : la santé de sa femme allait s'affaiblissant. En quelques mois cela fit des progrès considérables. Gomment cette afTection commença-t-elle? à la suite de quoi? on ne saurait guère le préciser. Une fatigue continuelle, une toux qui ne passe pas, cette vie de Paris si factice, si brûlante... puis on va chez le médecin. Et, comme un architecte découvre tout à coup dans une maison une lézarde qui en menace l'équilibre, le praticien découvre dans votre santé une fêlure, présage de graves ennuis si l'on n'y remédie pas.
Pour parer à ces premiers avertissements, Robert avait emmené sa femme au bord du lac de Genève. Ils passèrent là un été enchanteur. La terrasse de la maison se reflétait dans les eaux ; d'antiques platanes l'ombrageaient. Matin et soir, Robert et sa femme se promenaient à la voile. Vêtue de clair, son fin visage reflétant les moires ensoleillées qui jouaient sur les flots, Madeleine semblait reprendre sa santé de vingt ans. Mais, dès qu'on fût revenu à Paris, et que les brumes recommencèrent, dès que madame Dechastelus rentra le soir, ses fourrures tout humides de la i rosée nocturne, sa toux la reprit, ses mauvaises mines et ses fatigues inexplicables et profondes.
Robert en fut affecté à un point qu'on ne peut
exprimer. 11 éprouva le chagrin de i^entir périssable un être h qui l'accoutumance de sa tendresse prêtait la qualité de devoir diu-er aussi longtemps qu'elle-même. Il n'était plus hanté que par l'impression de fuite et la vitesse do succession des jours. Et, dans cet effeuillement de son existence, il n'apercevait plus que l'image multipliée et toujours renouvelée de la fragilité d'une santé qu'il eût voulu sauver au prix de son existence.
C'est alors que la grande voix de Pascal se réveilla au fond de cette âme profondément troublée, comme la rentrée de l'orgue dans une symphonie où sa voix éternelle s'e.^t tue pondant un long silence. Un jour, il retourna au vallon de Port-Royal. Il avait un souvenir si vif de sa première visitel II voulut confronter l'esprit qu'il y apportait avec ses dispositions d'autrefois. Comme il s'était rapproché de vous, chers solitaires de la plus belle Thébaïde oïl la sagesse de l'homme ait bùti son empire! Là, à deux j)as de la cellule de Pascal, auprès do ce sanctuaire plein d'austères croyances et de lultos héroïques, il lui sembla que son être venait boire à longs traits îi l'on ne sait quelle source invisible et secrète! Les bois étaient brumeux. Des feuilles d'or se détachaient on tournoyant des peupliers. Une line mélancolie sortait de ces pierres en ruines. Les images de Hacine et do Pascal, et le souvenir toujours présent de leur œuvre, faisaient cette terre sacrée j)armi les plus sacrées.
Il touche U à l'une des heures les plus pathé-
tiques de la conversion, à celte heure que saint Bernard a vécue dans sa retraite de Châtillon, Rancé dans sa solitude de Véretz.
L'àme est assez blessée pour désirer l'éloignement. Elle a éprouvé l'existence. Elle connaît la stérilité de ses espoirs toujours déçus. Elle sait que « tout bonheur que la main n'atteint pas n'est qu'un rêve », que tous les buts qu'on se propose, ayant la terre pour horizon, le sol du monde pour base, demeurent insuffisants à remplir une activité vraiment et profondément humaine. Elle se dit qu'il serait bon de reployer ses ailes, de ne plus les fatiguer dans les envolées de l'ambition terrestre. Elle ne songe pas encore à les ouvrir du côté du ciel. Non, la forêt de Saint-Jean, la tranquille demeure, le voile d'or du feu dans la chambre silencieuse, la mémoire des chers morts peuplant la solitude, la présence de Madeleine, la société de son vieux père, si usé, si cassé, qui tout le jour songe au passé et s'y recueille, pourquoi ne pas réaliser cette existence ? C'est une sorte de Tibur chrétien, la maison à mi-côte, assez écartée des bruits de ce monde pour ne plus en recueillir la discordance troublante, à distance cependant du glacier de la cime, de son âpre sommet.
11 se repose dans celte vision et l'appelle de ses vœux.
C'est alors que la Providence lui porta un de ses coups les plus rudes, et l'éclairant cette fois par un désastre, elle lui dit :
— • Quoi?... si peu !...