‹ Le retour d'ArielChapitre 2 sur 22 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Saint-Jean-aux-Bois est un village de quatre cents feux, situé en pleine forêt de Guise, à une dizaine de kilomètres environ de Gompiègne, et resserré autour d'une ancienne abbaye dont l'extérieur est demeuré intact, et mérite d'être va, même quand on connaît Pierrefonds. Une ceinture d'habitations, la plupart de la fin du XVII* siècle, enchâsse cette vénérable relique. Mais, le long de la route et en lisière de la forêt, s'élèvent des constructions récentes, dont les famées se perdent parmi les hêtres centenaires qui enferment ce village autour de sa paroisse, et le font ressembler à quelque vigoureux motif en haut relief, sculpté au centre d'une coupe d'émeraude.

C'est là, dans cette retraite, qu'habitaient les parents de Robert.

Des fenêtres de leur maison, ils pouvaient apercevoir le chevet de l'église, flanqué de sapins sombres. Paysage d'une singulière noblesse, car,

en dépit de restaurations maladroites, elle a tout à fait grand air, cette abbaye, dans sa sévère nudité, au milieu de jardins de pavots et de ro«es.

Robert y avait fait sa première communion. Le dimanche, jusqu'aux approches de sa quinzième année, il y avait suivi régulièrement les offices; depuis, il n'y allait plus guère, regardant ce monument avec des yeux d'artiste, comme on admire un beau tableau, mais le cœur étranger à ses émotions d'autrefois.

Ce soir-là, cependant, — c'était un soir de février, quelques jours après sa conversation avec Ernest Renan — le jeune homme ne put se défendre d'un certain sentiment de remords attendri, quand il aperçut sa vieille église au débouché de la forêt. L'après-midi avait été magnilique de soleil et de gelée. Le jour commençait à s'éteindre. Et Robert, pour la première fois peut-être de sa vie, avait traversé, sans les regarder, ces immenses étendues de fougères et de hêtres, toutes bondissantes d'écureuils roux et parcourues par des bardes de biches. Mais Robert ne les voyait pas. Il ne pensait qu'à son entretien avec Renan. R n'entendait que la voix de son maître l'exhortant à de viriles résolutions. La vue de ce village où les premiers feux de la veillée allumaienL les fenêtres comme autant de prunelles, celte vaste et sombre basilit|uc, l'emplirent d'une sorte de mélancolie poignante. Il songeait aux jours déjà lointains de son passé, où, assis sous la rosace du transept, il portait

envie aux enfants de chœur agenouillés dans leurs robes d'écarlate, tandis qu'à l'autel ofliciait M. le curé, sous sa chasuble des grands jours : verte, enguirlandée d'œillets et de lys d'eau fanés.

Le chemin faisait un coude; puis brusquement, on découvrait la propriété. Un pied de vigne marquait l'angle du mur. Là, bien des fois, Robert s'était arrêté, observant d'un œil curieux ce qui se serait passé chez lui, quand même il n'y fût pas venu. Ce jour-là, il céda à cet enfantillage. 11 aperçut son père qui distribuait de la pâtée aux poules, tandis qu'à côté de lui, M. Albert Rameau, son parrain, secouait un large van rempli de châtaignes. Kundry, la chatte noire, assise sur le perron, regardait ce spectacle avec le détachement d'un philosophe.

Madame Dechastelus apparut sur le seuil.

Robert, alors, franchit la grille. Et il sentit au contentement des siens et au bonheur qu'il éprouva, toute la force du lien qui le retenait à ces êtres et à ces choses.

— Ah! ah! monsieur Robert, s'exclamait le parrain, comment ça va, mon cher garçon?

Et, tendant au jeune homme son panier lourd de fruits :

— Allons, mon brave, un coup de main!

Il le harcelait de propositions de ce genre, connaissant le peu de goût de Robert pour le maniement des instruments agricoles. Madame Dechastelus embrassait son enfant. Elle s'informait des notes et des places. Celles-ci, toujours satis-

t'aisaiiles, contentaient l'orp^ueil de la maman. Le j)arrairi, au contraire, se renfrogna. Il avait peu (.l'estime pour les succès de collège, son propre iils réussissant assez mal dans ses examens, et préférant les travaux de la campagne aux occupations de l'esprit.

Robert entra dans la maison.

— Viens voir ta chambre, disait madame Dechastelus, le beau feu que j'y ai préparé!

Il y grimpa. Sa mère 1 avait suivi. Partout, dans des vases de cuivre, éclatait la splendeur des frondaisons d'hiver : du gui d'émail, du houx de bronze, le corail rose d'un pommier du Japon. Uien qui ne fut net, luisant, propre et renouvelé.

— Que tu es bonne, maman! s'écria-t-il ; et il serrait sa mère contre son cœur, quand la voix de la servante cria en bas :

— Voil;\ le facteur, monsieur Robert, dépèchezvousl

11 se précipita; et, des mains du piéton, il reçut une lettre (ju'il dissimula prestement dans sa poche. On lui remit encore quelques journaux. Il les communiqua à ses parents; puis, regagnant sa chambre, debout près de la fenêtre, il décacheta l'enveloppe.

« iMéchant ami, disait cette lettre, m'avez-vous donc complètement oubliée? Vite, un petit mot, pour me lixer un rendez-vous. Je m'ennuie tant loin de vous!*Kt pour vous en punir, je vous refuse aujourd'hui mon baiser. A bientôt n'est-ce pas?... Andrée Rarrier ».

Il déchira ce papier, s'assit devant sa table et réfléchit.

C'est qu'il appartenait encore à cette période naïve mais si charmante de la jeunesse, où le projet de rendre visite à une petite amie vous apparaît comme une détermination grosse de conséquences. Il se sentait plein de réserve et de timidité envers les femmes, traversé de scrupules, et s ur une défensive touj ours inquiète à leur endroit. Aussi, différant pour l'instant de répondre, il chercha quelques volumes dans sa bibliothèque, alluma une cigarette et se mit à songer.

Son caractère, sur la seule inspection de ces 'ouvrages, était facile à deviner. Il avait choisi « Romances sans paroles. Sagesse, Ariettes oubliées », Verlaine étant le maître de sa sensibilité, comme Renan le dieu de son esprit.

— Affaire de mode! dira-t-on. En tout cas, il y avait là, sur ces rayons, plusieurs de ces brochures dont la vue l'arrêtait si souvent à la devanture de l'éditeur Léon Vanier : étalage inoubliable pour les artistes de l'époque, et qui, dans la claire atmosphère des quais, à deux pas de la place du Parvis, attirait cet enfant à son parterre multicolore, comme des corolles de roses trémières appelleraient une abeille.

Ah ! qui vous racontera, qui vous exprimera dignement, premiers éveils de la sensibilité sous la voix des poètes! Dans ces vers savoureux, ces brèves inspirations d'Albert Samain ou de Verlaine, il mordait à pleine bouche, ainsi que dans des fruits d'espèce nouvelle, dont le parfum l'eût

±'1 LE KETOUIl d'aRIEL

enivré. Toute son ;\me s'aiguisait, elle se subtilisait, à se frotter ainsi contre celle de ses maîtres. Ello s'ubait, pareille à un outil ilacier sous un polissoir d'émeri. Et Robert ne voyait pas le danger. Tandis qu'il donnait à son intelligence une direction virile, l'obligeant de lutter tous les jours avec l'Ange, la nourrissant d'études solides, de forte érudition, il laissait sas nerfs devenir fragiles comme des nerfs de femme. 11 était tout en nuances, impressionnable, écorché vif, avide de toutes les émotions comme de toutes les jouissances.

L'affection de ses parents ne prenait point d'ombrage de ces goûts. Parfois il arrivait à sa mère de se lever la nuit en sursaut de son lit, d'entrer dans la chambre de son lils, de s'inquiéter en le trouvant toujours à son travail. Mais, ne craignant pas pour lui d'autres raisons de fatigue, elle ne rendait guère sa surveillance plus indiscrète, et elle se rendormait, la j»ensée rassurée.

La tentation, pourtant, était partout autour de Hobert, d'autant qu'en détournant de l'idéal chrétien, selon le conseil de llenan, sa llamme intérieure, son adoration réservée et secrète, il allait reporter nécessairement cette énergie inemployée sur un objet moins pur et plus profane.

Avec, son àane câline, sa spontanéité dépourvue d'artilice, son imagination déjà faussée par les romans, Robert DechasLelus est prêt à toutes les faiblesses comme ù tuUs les entraînements de

l'amour. A ce premier contact avec la femme, il ne la juge pas. Il y a en lui une poussée si riche d'instincts, une telle disposition à dorer de poésie les vulgarités de la vie, que la première créature venue peut susciter dans son cœur des résonnances magnifiques.

Un jour, au sortir du lycée, son camarade Camille Marchand est venu le chercher, avec une jolie lille au bras. Il les a présentés l'un à l'autre. Robert a été séduit tout de suite par ce proiil léger sous sa voilette, cette pâleur du teint, un air de distinction et de réserve. Ils se sont revus au concert, à la Comédie; et la rencontre si parlante de leurs regards, une sympathie non dissimulée, les a poussés à se donner des rendez-vous. Entrevues clandestines, dans une chambre d'hôtel, où la première étreinte, l'odeur des cheveux dénoués, a jeté Robert dans le ravissement des amours partagées. Lui, qui ne connaît la femme qu'à travers les romans de Barbey d'Aurevilly, il prête à ce trottin, à cette petite demi-vierge, les complications supérieures, l'imagination débordante d'une Yseult de Scudemor, d'une Veliini, d'une Ilermansrarde de Polastron. Tout cela réuni dans cette Andrée Barrier, gentil bijou de chair humaine, mais parure de strass, qu'il monte sur sa vie en vrai diamant.

Assis devant sa table, savourant dans une plénitude de sensations vraiment grisantes, ce mélange de contradictions qui s'offrent à lui de tout côté, Robert a pris sa plume et s'apprête à répondre. Mais quoi?... Que va-t-il dire?...

demander un délai?... accepter le rendez-vous?... La porte s'ouvre. On annonce le dîner. Il laisse là sa lettre et descend.

En bas, il retrouve la douceur du foyer familial, le calme des poutrelles domestiques, les bouquets noués par les mains maternelles, un intérieur modeste, mais chaud de tendresse et de bien-être.

Puis son parrain est là, et lîobert ne le revoit jamais sans agrément. Fort riche, propriétaire, en Corrèze et ailleurs, de domaines magniliques, Albert Rameau, à maintes reprises, a invité chez lui son tilleul. Ils ont gravi ensemble les escarpements de bruyère, lancé des renards avec une meute de beagles, chassé la perdrix rouge sur la lande rocheuse, connu la méhmcolie des étangs où, dans les soirs brumeux, s'abattent les sarcelles.

Très bon, très actif, haut en couleur, gentilhommecampagnard de grand style, AlbertRameau présente à l'esprit du jeune homme une sorte de contradiction permanente sur laquelle Dechastelus se pi lit à exercer sa critique. Hameau est royaliste, catholique fervent, plein de mépris pour la démocratie radicale. 11 a beaucoup lu et beaucoup voyagé. Figure originale, en somme, que cet homme de cinquante ans, campé droit comme un chêne, qui reçoit chez lui en vêtements de chasse, botté, la pipe aux lèvres, au milieu d'objets d'art, de tableaux de maîtres, de meuliles sans j)rix, dans un château riche comme un Louvre et simple comme une ferme.

Chacun a pris sa place pour le dîner. La gaieté

luit dans les regards. M. Dechaslelus a promis pour ce soir une surprise, du vin de sa propriété, le cios-Kobert, obtenu au prix de quels efforts, de quelle patience ! La vigne n'a qu'un arpent, mais quel rendement il lui impose !

Albert Rameau, en verve, contredit son filleul ; il le harcèle surtout à cause de son admiration pour Renan.

— Un défroque ! Cela se sent toujours ! Et quelle mission détestable ! Ruiner les croyances de chacun! Au bénéfice de quoi?

— Mais au bénéfice de la vérité ! répond Robert que ces critiques impatientent. Est-ce qu'on est libre de sa pensée ?

— Que gagnerez-vous à ce changement?

— C'est le progrès.

— Je nie le progrès.

Et le voilà parti dans une diatribe à fond contre ces prétendus réformateurs du genre humain.

Madame Dechastelus est aussi de cet avis, et la conversation prendrait une allure assez vive, si la servante n'eût apporté sur la table une tanche de fort belle taille, capturée le matin par le maître de maison. Le fumet de ce plat, les explications du pécheur, font diversion à laquerelle; etl'apparition du fameux clos -Robert achève enfin de la dissiper.

— Eh bien? qu'est-ce que vous en dites? interrogeait triomphalement monsieur Dechastelus. Et il élevait son verre à la hauteur de ses yeux. Est-ce assez de l'orl Est-ce assez du soleil?

Chacun goûtait, savourait, réfléchissait.

iJ6 LE UETOLK UAHIEL

Robert n'était pas le moins enthousiaste.

Son parrain s'en déclara ravi. 11 n'aimait guère celte jeune génération qu'une hygiène déplorable condamnait à ne plus boire que de l'eau.

La discussion, pur ce détour, revint à son point de départ.

Et Robert écoutait, sans aucune conviction. Et ses regards se portant, à travers la baie vitrée de la salle à manger, sur le vaisseau grandiose do l'abbaye, admiraient qu'il fut là, toujours debout, sous les étoiles éternelles.

— Quel meilleur argument en faveur de l'Eglise? se demandait-il. l*ourtant il ne réussit pas à me convaincre !...

On passait les fruits. La conversation dériva sur la politique. Mais là encore, ce que Robert allait entendre, tous les propos que l'on tiendrait autour de cette table, n'étaient guère propres à imprimer à son caractère une direction résolue et pratique. L'époque où ce jeune homme grandit est favorable au rêve et contraire à l'action. Voici vingt ans bientôt que la patrie, rompue et désorganisée par les désastres de la guerre, travaille à se ressaisir, à se relever. Elle demeure languissante et comme endolorie de son atroce blessure. Quant aux conquêtes coloniales, elles sont si décriées, si combattues, que toute velléité de lointain établissement suscitai dans les cœurs la crainte d'une irréalisable chimère.

— Tout va mal! s'écriait le parrain. On sent peser sur ce pays l'appréhension d'un perpétuel conllil avec l'Allemagne I

LE RRTOUR D ARIEL

— Partout on arme! répondait monsieur Dechastelus, partout on augmente le budget de la guerre 1

Et Albert Rameau ajoutait :

— Pourtant tout le monde la redoute. Personne n'oserait, de gaieté de cœur, la déclarer!

Le souvenir de l'année terrible et l'espoir lentement atîaibli d'une revanche ùtaient aux sentiments toute décision et toute vigueur. Et Robert voyait s'épaissir devant ses yeux cette atmosphère d'incertitude, fermant comme d'un brouillard opaque les chemins de l'action, la route royale où l'on part en chantant v^ers de glorieuses entreprises.

On était sorti de table. Le centre de la vie se transporta autour de l'àtre. Cigares et pipes s'allumèrent. Albert Rameau, les deux pieds sur les chenets, récriminait maintenant contre le gouvernement.

Robert se détourna de la conversation. Elle ne l'intéressait plus. La lutte des idées, la bataille des systèmes, le choc de la pensée laïque contre le vieil idéal religieux, voilà ce qui lui semblait réellement supérieur.

Il se rapprocha de sa mère.

Elle tricotait un cache-nez de laine blanche, afin que son hls n'eût pas froid dans la cour de récréation. Cette attention, cette sollicitude, produisaient sur le jeune homme un effet toujours le même : elles le faisaient redevenir enlant.

— Contradiction étrange! se disait-il; hier je discutais avec Renan les plus sérieux problèmes;

et voici que près de maman, je reprends mon caractère de tout petit gosse. Je voudrais mettre ma tète sur ses genoux, embrasser ses mains qui travaillent pour moi, m'endormir auprès d'elle comme quand j'avais trois ans.

Et, joignant le geste au désir, il posa le front sur la robe de sa mère et l'y maintint. Alors, il sentit descendre sur son visage une caresse si douce, si légère, qu'elle lui lit l'impression d'un baiser.

Kobert forma les yeux et s'assoupit.

Quand il les rouvrit, chacun parlait d'aller se coucher.

Il accepta très volontiers.

Ordinairement, le jeune homme lisait assez tarJ dans son lit, heureux d'échapper à la consigne du dortoir, et d'apercevoir autour de lui les murs de sa chambre à coucher, sous leur décor de belles estampes; mais ce soir-h\, il se souvint, au bout d'un certain temps, qu'il avait oublié, dans la salle à manger, un livre de poésies apporté de Paris ; et, désirant commencer cette lecture, il descendit sans bruit, sans lumière, avec mille précautions pour n'éveiller personne, à tâtons dans l'obscurité.

Au bas de l'escalier, il constata, non sans surprise, que la cuisine était encore éclairée. Et, par la porte entr'ouverte, Kobert aperçut un spectacle qui l'immobilisa de stupeur.

Albert Hameau tenait la j)etite bonne étroitement enlacée. Et, la renversant sous son étreinte, il lui appliquait sur la bouche sa belle

barbe argentée, tandis que la servante étouffant un fou rire, écartait de son adorateur ses mains rougies d'un jus de framboises.

— Il va bien, le vert-galant! pensa le jeune homme; mais il avait été choqué, presque douloureusement.

— Albert Rameau, cet homme que je respectais à l'égal de mon père ! C'est un trousseur de bonnes, un vieillard ancillaire! Oh! oh I Et cette profession de foi!... Tartufe, va!...

11 regagna sa chambre, surexcité, dans un état d'agitation extrême.

— Voilà donc la vie ! se disait-il ; voilà donc la réalité de la vie?... Et moi, je ne suis qu'un niais, un imbécile!... Il s'approcha de sa table. Il avait le teint pâle, les yeux brillants, une ardeur incroyable répandue sur tout le visage.

S'installant alors devant son bureau, il s'empara d'une feuille de papier, et jeta ces quelques mots à mademoiselle Andrée Barrier, 18, rue delà Huchette, Paris :

Ma petite amie.

Rendez-vous pour dimanche, c'est entendu! Tu mettras ton chapeau noir avec des roses, celui que je trouve joli comme un printemps!... Ah! ma chérie, ma fauvette adorée, n'est-ce pas que nous enverrons au diable soucis, scrupules, et travaux, et bouquins!... Nous partirons au loin... nous ferons l'école buissonnière !... Jusqu'ici, j'étais fou, vois-tu, je te négligeais, toujours sérieux, toujours trop grave!... A présent, c'est

30 LE BETOCR D ARIEF,

Kni! Je reprends ma liberté! Vive la joie et nos amours !...

Il referma l'enveloppe; puis, se levant de son siège, et se campant devant son miroir :

— Apprends la vie, bonhomme! dit-il ;\ son reflet.

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