SCÈNE II LES PRÉCÉDENTS, THIBEAULT
JOLIN.—Thibeault!
THIBEAULT.—De quoi ?
JOLIN.—Qui est là ?
THIBEAULT.—Un homme.
JOLIN.—Rien qu'un ?
THIBEAULT.—Oui.
JOLIN.—-Tu ne le connais pas?
THIBEAULT.—Non.
JOLIN.—De quoi a-t-il l'air ?
THIBEAULT.—-I] a l’air derien.
JOLIN.—A“t-i] l’air d’un. ( Pantomine. ) THIBEAULT.—Je vous dis qu’il a l’air de rien. JOLIN.—-Qu'est-ce qu'il vut ?
THIBEAULT.—-I] veut rentrer.
JOLIN.—-A-t-il dit son nom ?
THIBEAULT.—Oui, mais j’cré ben qu’il a voulu
4 s moquer de moué.
{ s'appelait la tempête...
JOLiN.—Comment s'appelle-t-il ?
THIBEAULT.—-Ben, y m'a dit d'vous dire qu’y L non. la bourcsque.
JOLIN.—Hein!.… (1! laisse tomber ses régistres.)
| Qu'est-ce que tu na brute ? (On sorine de nou: À veau.)
as DD um
THIBEAULT.—Le v'là qui s’impatiente. épi il a pas l’air endurant. J’vas-t-y ouvrir ?
JOLIN.—Attends, attends! Mon Dieu, que faire?… ( À part.) Si c'était lüi !… Cette nouvelle de sa mort n’a jamais été certaine. Si c’est lui je suis perdu.
THIBEAULT.—Eh ben, faut-il y ouvrir à votre tourbillon ?
JOLIN.—Oui, oui, ouvre-lui... Tout retard ne pourrait que l’irriter… Sainte Vierge ! comment parer le coup? ( Thibeaull sort.)
BLANCHE, à part.—Mon Dieu, qu'est-ce que cela veut dire ?
Mne SAINT-V ALLIER, à parl—Serait-ce quelque malheur inattendu ?
JOLIN, à part.—Allons, il ne faut pas perdre la tête. Du courage! Du sang froid. Si c’est lui, il va falloir jouer gros jeu. Prends garde à toi, Jolin; il y va de ta fortune.