SCÈNE VIL
Les Précédées , LISÀ.
LIS A
Enfin, la voilà ; ma sœur puis-je entrer? MORCEAU DENSEiMBLE.
Final du deuxième acte de Leicester.
Stanislas , à Lisa,
O vous ! si bonne et «à jolie Yenez parler en ma fav< ur ; lu pour moi . ]e vous en supplie , Tâchez cl adoucir sa rigueur.
LISA
Qu'avez-rous donc ?
Stanislas , montrant Christine»
Elle refuse De me pYendre pour son époux.
LISA
Il se pourrait ! que dites-vons ?
Stanislas s à Christine»
Vous le voyez... ell1 \ousN accuse D'injustice et de cruauté.
(A Lisa.) N'est-il pas vrai ? c'est une indignité '
STANISLAS
O désespoir! ô pejnc extrême!
Rien n>st é;al à mon courroux ; Députa lon0' t< mps en \ain je 1 aime , El ne puis être son époux.
CHRISTINE
O trouble affreux ! 6 peine extrême!
Je crains d'exciter son courroux ; insemd. ' Comme un ami toujours je l'aime 3 Mais mon cœur est à mon époux.
lisa , à part*
Mais d'où vient donc ce trouble extrême!
[A Stanislas.)
Oui, je saurai parler pour vous;
Ne craign- z rien, c'est vous qu'elle aime ,
Vous devez être son époux.
Christine , regardant Lisa.
Mais qu'as-tu donc ?
usa , troublée , et essuyant une larme.
Moi!
rien , ma sœur.
ENS?MB.
chPvIStine , a pari , avec joie.
Dieu ! quelle idée et quel bonheur extrême ! b'i je pouvais par une autre moi-même Payer ies dettes de mon cœur.
O doux espoir ! bonheur suprême !
Que c^ pro,et me semble doux!
J'unis ainsi tout ce que j'aime , Si de ma sœur il est l'époux.
STANISLAS
O désespoir ! ô joie extrême \ etc.
LISA
Mais d'où vient donc ce trouble extrême I Etc. , etc.
STANISLAS
Ë'!e , du moins, elle pleure... elle daigne me plaindre. (à Lisa.) Oui, \ous êtes la seule ici qui preniez intérêt à >^oi, et axii sachiez m'en tendre.
LISA
Sans doute; est-ce que vous croyez que j'ai aussi mauvais cœur que ma sœur. Vois- tu, Christine, je ne conçois pas que lu puisses le refuser.
Christine , avec joie.
Que dis-tu?., [haut.) Eh bien! Lisa, puisque tu le veu> , je cède à les prières.
STAMSLAS.
Il serait vrai!..
Oui, dans quelques jours... si, d'ici là, vous n'avez pas changé d'idée.
STANISLAS
Quel bonheur ! {Embrassant Lisa) Lisa, c'est à vous que ,c dois —
lisa, vivement et fâchée.
Laissez-moi, monsieur, laissez- moi.
STANLLAS.
Vous aurais-je fâchée?
LISA
iVon, sa-is doute ; mais, on n'embrasse pas ainsi les gens... surtout, avec de vilaines moustaches comme cela.
STANISLAS
Pardon ! c'était plus fort que moi ; parce que l'amitié , la reconnaissance: enfin , Lisa, je ne sais pas faire de phrases... mais , quand j'ai. ne une fois ; quoiqu'il arrive , ( montrant son cœur. ) çà reste toujours là... c'est connue notre régiment devant une batterie... ç.\ ne bouge paslis\ , lui rendant la main.
Vous êtes donc bien heureux... et moi aussi .. (avec un soupir.) dieu!., quel bonheur !.. il épousera ma sœur.
CHRISTINE
A propos de cela, que venais-tu m'annoncer?
LIA
Moi ! je n'en sais rien. .. je ne me rappelle plus... ah ! c'est Chariot qui veut te parler... ou plutôt, c'est toi qui voulais...
CHRISTINE
Je vais le trouver, et je reviens.