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: © 19 LA STASE PULMONAIRE. Les veines pulmonaires, profondément situées, ne sont . pas accessibles à l'examen clinique et nous sommes obligés d’avoir recours à la radiologie pour pouvoir être renseignés sur leurs états pathologiques. C’est aux travaux de CHAPERON sur la constitution des images hilaires que nous devons nos connaissances actuelles sur la stase veineuse pulmonaire.
A ce propos, nous rappelons ce que nous avons signalé au chapitre IT lorsque nous avons entrepris la description du hile normal, C’est que chez le sujet sain, les veines pulmonaires ne sont Jamais visibles de face en radiographie ; exposons maintenant pourquoi elles ne le sont pas :
Pour des raisons anatomiques.—Elles émanent de l’oreil- Jette gauche très postérieure et il en résulte que les gros troncs veineux sont cachés par l’ombre cardiaque. Déjà très divisées et fortement divergentes en éventail lorsqu'elles émergent de l’ombre, elles sont alors masquées par les clartés des grosses bronches ; puis elles croisent perpendicu- Jairement l’ombre des vaisseaux artériels descendants,
beaucoup plus volumineux qu’elles et ce n’est donc qu’au delà du bord externe des ombres hilaires qu’elles pourraient apparaître. Mais à ce niveau, chez le sujet normal, : les veines sont très divisées, très petites et ne peuvent,par conséquent, donner une image particulière pour chacune d'elles. |
Pour des raisons physiologiques. — Tout effort physique et même un simple effort d’élocution s'accompagne d’une
( a 00 La dos
augmentation plus ou moins forte de la pression à l’inté-
rieur du poumon ; c’est surtout sous l'influence de cette pression que le sang veineux passe de la périphérie dans loreillette gauche ; c’est dire que la pression à l’intérieur
des veines doit y être très as et qua le contenu ne doit pas y stagner.
Aussi, lorsqué par suite d’un obstacle tel que l’insuffisance cardiaque, le libre écoulement du sang au niveau du cœur gauche est troublé, il est évident que le reflux va dilater les veines pulmonaires qui vont venir modifier et brouiller l’aspect du hile tel que nous l’avons décrit.
Les stases veineuses se traduisent en effet par un syndrome radiologique constant, facilement reconnaissable,
en rapport avectP intensité de la stase.
On constate alors (fig. 12) que les ombres hilaires sont
très volumineuses, très élargies, avec contours flous, estem-
pés, impossibles à dessiner avec précision : la structure en’
est irrégulière, constituée presque en totalité par des entrecroisements vasculaires dont les images se dissocient et s’atténuent dans les mouvements de rotation; quelques rares nodules persistent et se déplacent.
Ces symptômes s’accompagnent en outre du paradoxe de la visibilité anormale des bronches droites, dont la clarté bien visible par contraste entame la veine cave supérieure, le bord supérieur de lPoreillette droite et le bord interne de lombre hilaire.
Quand la stase devient plus marquée, et atteint un
degré supérieur, on note une diminution de la transpa-,
rence de la partie moyenne des deux poumons, homogène, régulière, liée à l’exagération à ce qu’on est convenu d’ap-
Fig. 12.
Syndrome de stase veineuse au cours d’un rétrécissement mitral, — Ombres hilaires volumineuses, à contours flous, de structure irrégulière, constituées presque en totalité par des entrecroisements vasculaires, — Visibilité anormale des bronches droites, diminution accusée de la transparence de la. partie moyenne des deux poumons. Allongement de l'arc ‘moyen, abaissement du point Get de la pointe du cœur, saillie de l’oreillette droite (Laupry, Cnaperon et Taomas).
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peler « la structure pulmonaire » sans nodules surajoutés, sans tubercules visibles, ni aucune manifestation de bacillose en évolution.