TRAITEMENT DES ACCIDENTS GRAVIDO-CARDIAQUES DE LA STÉNOSE MITRALE
Toute étude pathologique qui n’entraine pas à sa suite de sanction thérapeutique est, non seulement incomplète mais tout à fait stérile. Si, au cours de notre travail, nous nous sommes longuement étendus sur les symptômes, le diagnostic et surtout la pathogénie des accidents gravidocardiaques, ce n’est qu’afin de pouvoir établir avec davantage de précision les règles de conduite que nous jugeons utiles.
En d’autres termes, notre but sera de désigner les signes qui, en dehors de toute grossesse, permettent au médecin d’autoriser la gestation et ensuite, au cours de la gravidité, de déterminer les points de repère indispensables pour pouvoir dire à l’accoucheur s’il doit intervenir ou au contraire, patienter.
Nous ne nous attarderons pas à faire la critique des différents moyens opératoires employés pour interrompre la grossesse ; ce problème sort de nos attributions ; l’accoucheur est meilleur juge que nous pour utiliser dans chaque cas et suivant l’âge de la grossesse, le procédé qui lui
semble devoir être le moins shockant. Par contre, nous nous réservons de discuter l’importante question de l’anesthésie. Enfin, nous nous efforcerons d'indiquer les grandes lignes du traitement médical, lorsqu'il y a lieu de lemployer. :