LA
FE: Traitement des symptômes . de perturbation neurotonique.
Ce paragraphe ne vise bien entendu que l’aggravation des troubles fonctionnels. Il envisage alors aussi bien les rétrécissements stabilisés que les pseudo-sténoses mitrales de la grossesse et peut également s'appliquer à l’endocardite évolutive quand ses symptômes cliniques prennent, du fait de la neurotonie de la malade, une importance exagérée. Les crises d’œdème aigu du poumon, auxquelles nous consacrons un paragraphe spécial, mises à part, ces symptômes nerveux ne présentent aucune gravité et nous n’avons pas besoin de dire qu'ils ne doivent jamais entre: en ligne de compte lorsque, pour une des raisons que nous indiquerons dans la suite, on en arrive à discuter l’opportunité de l’avortement thérapeutique.
. I n’en subsiste pas moins que ces malaises sont parfois très pénibles à supporter et malgré toutes les affirmations encourageantes du médecin, ils inquiètent la malade et son entourage ; aussi devons-nous nous efforcer de soulager, dans la mesure du possible, la femme qui s’est confiée à nos soins. |
Nous nous adresserons d’abord aux calmants habituels du système nerveux : les bromures, la quinine, l’association du cratoægus à la teinture de valériane et à la jusquiame, la belladone et le gardénal seront administrés tour à tour ou en combinant leurs effets : On tâtonne toujours un certain temps avant de découvrir le remède le
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plus efficace, que rien, dans l'état de la malade ne permet =
de déterminer à coup sûr auparavant. a Nous sommes cependant dans l'obligation de reconnaître que, pour des raisons difficiles à préciser, cette médication purement calmante n’est pas toujours couronnée de succès.
Malheureusement, nous ne pouvons pas, dans l’état actuel de nos connaissances, agir sur la cause même de la perturbation neurotonique qui réside dans les modifications humorales générales de la gravidité. Nous pouvons toutefois faire mieux que d’administrer de simples calmants., En eflet, ou nous nous trouvons en présence de neurotonie pure ou il s’agit d’une insuffisance cardiaque sur laquelle est venue se greffer la neurotonie. Il est évident que dans ce dernier cas, le meilleur moyen que nous ayons à notre disposition pour guérir cette neurotonie, sera de réduire à néant l’épine irritative, c’est-à-dire d'améliorer autant que faire se pourra la défaillance du myocarde. Mais, même dans l’autre éventualité où il semble ne s’agir que d’un simple déséquilibre nerveux, nous croyons qu'il existe presque toujours, sinon constamment, un point de départ d'insuffisance cardiaque, parfois si léger qu'il n’est pas décelable cliniquement, à peine à la radio sous forme d’une très légère stase. C’est pourquoi dans les cas de malades en apparence uniquement nerveuses, il
nous a paru logique de préconiser au cours de la grossesse l'emploi de quelques tonicardiaques. Et de fait, nous avons.
constaté que bien des dyspnées d'effort ou paroxystiques, des algies, des extrasystoles, des crises de tachycardie, ete. que l’examen approfondi de l’état du cœur ne légiti-
mait pas, ne subissaient pourtant à peu près pas l’action des médicaments calmants, mais étaient améliorées par quelques granules de strophantus ou de petites doses de cardibaïne prises régulièment, jusqu’à terme,