‹ Le Rev. P. Marquette, s.j. ou Notes sur les découvertes du Mississipi [microforme]Chapitre 5 sur 13 · NE, 7 TE · texte numérisé non relu

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lancer sur le lac; et ils se dirigèrent vers l’île d'Ekaentoton (Manitoualin.) Voici donc le P, Marquette laissé seul avec ses aurons ; il eut plus à souffrir avec eux qu'il w’eut à travailler restant peu à la missiou, et tout préoccupé de l'orage toujours grossissant qui allait tomber sur eux, ces pauvres néophytes ne purent prêter qu'une oreille bien distraite à la voix du missionnaire, À la fin il k ur fallut quitter encore cette terre d'adoption, s’abandonner de nouveau à la vague avec leurs familles, et s’en aller à la recherche d'une nouvelle demeure. Le missionnaire, quoiqu'il pût lui en coûter de s'éloigner des Illinois, qu’il ambitionnait de voir, resta attaché à ses Hurons et il les suivit dans leur exil. Ce fut donc avec leur fidèle missionnaire qu’ils s’embarquèrent sur leurs légers canots d'écorce et que pour la première fois depuis leur dispersion (1649), ils se dirigèrent vers leurs anciens pays. Volontiers ils auraient revu ces scènes de la puissance huronne, ce sol aimé de la patrie qui gardeit les os de leurs ancêtres envelop pés dans leur riche linceul de peaux de castor ; bien volontiers aussi le missionnaire aurait été terminer $es jours sur la terre arrosée et consacrée par le sang des martyrs Daniel, Brebeuf, Lalemant, Garnier et Chabanel, mais l'Iroquois était encore trop puissant, et les fugitifs durent passer outre, Se rappelant les riches pêcheries de Me Michillimakinae, qu'ils avaient déjà habitée, ils y allèrent planter leurs tentes,

Il ne serait peut-être p2s saus intérêt pour le lecteur de trouver ici quelques notions sur ces tribus huronnes avec lesquelles le P. Marquette se trouve maintenant lié,

Les Hurons ont reçu différents noms des historiens. Leur vrai nom sauvage, dit ie P, Jés. Lalemant, est Ouendat. C'est

ainsi que les appe Île aussi le F,Sagard, Les écrivains anglais

et américains en ont fait Wyandots et Yandots. Les premiers français leur donnèrent le nom de Æurons à cause de leurs cheveux droits comme les soies du Sanglier, sur le milieu de la tête, ce qu'on appelle en français une hure. Ils furent les premiers sauvages que les de ais convurent ; ils formèrent une alliance avec vux, et ils leur restèrent toujo urs fidèles, [ls faisaient de la traite leur PAT apA m principale, et ils avaient plusieurs villages fortifiés entre la Bate-Georgienne et le lac Simcoe,

Ils avaient pour voisins au sud-Ouest la tribu des Tionnontates,

remarquables par leur industrie. De riches champs de tabac valu-

rent à ces peuples le surnom de nation du Petun que les Français leur donnèrent.

Enfin au sud des Tionnontates se trouvaient des tribus alliés,

«le langue huronne appelés Attiwondaronk, par les Sauvages

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