‹ Le RêveChapitre 12 sur 30 · SCÈNE III HUBERT, HUBERTINE · texte numérisé non relu

SCÈNE III HUBERT, HUBERTINE

Après la sortie d'Angélique, silence d'un instant seulement rompu par la lente et grave sonnerie des cloches et un vague murmure de foule du côté de la Cathédrale. Hubert et Hubertine se regardent dans une sorte de rêverie émue; puis ils se rapprochent, leurs mains s'étreignent doucement.

HUBERT, HUBERTINE

Dieu semble les avoir destinés l'un à l'autre,

Ces cœurs si naïfs et si doux !

Il est seul en ce monde, elle n'a rien que nous.

Ah ! leur bonheur serait le nôtre !

HUBERTINE

Et nous les garderions abrités dans ce nid !

HUBERT

Leur union nous consolerait, femme ï

HUBERT, HUBERTINE

Elus par notre amour, que Dieu n'a pas béni,

Ils seraient nos enfants, les enfants de notre âme !

*i La porte de la chambre d'Angélique s'ouvre: la jeune fille parait radieuse et gaie en robe de foulard blanc, portant dans ses bras une corbeille pleine de fleurs effeuillées. Elle demeure un instant immobile sur le seuil et ne vient en scène que pour sa réplique.

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