SCÈNE VII Les Mêmes, LE MISSIONNAIRE, KLAES
LE MISSIONNAIRE entre en tenant par le bras Klaes qui regarde craintivement autour de lui.
Ne crains rien. On ne te fera pas de maL
Berend dévisage l'idiot avec une expression de colère que l'incident de tout à l'heure ne suffit pas à expliquer.
WILLEM, avec douceur.
Pourquoi lances-tu des pierres, mon garçon?
LE MISSIONNAIRE
C'est inutile ; il ne vous répondra pas.
ANNETTE, doucement.
Il ne faut plus recommencer, Klaes... C'est très mal!... Tu pourrais blesser quelqu'un... Allons, promets-nous que tu ne recommenceras pas.
BEREND, brusque.
Finissons-en! Donne-moi tafronde ! (Klaes se recule
avec un grognement hostile.) AlloUS, pas <le simagréeS ; donne ! (Berond s'avance vers lui. Klaes fait entendre une série de grognements sourds et féroces. — Berend saisit la
fronde.) La donneras-tu ?
KLAES, lui arrachant sa fronde, d'une voix rauque, gutturale, à peine humaine.
Vol... vol... vol!... Ma fronde !... Vol... voleur! Voleur î
Klaes continue à grogner d'une façon menaçante.
BEREND, étreint par une émotion visible, ne peut s'empêcher de le fixer avec une curiosité farouche, mêlée de dégoût. — Après un temps.
Emmenez-le!... Emmenez-le!
LE MISSIONNAIRE, la main sur l'épaule de Klaes.
Viens, Klaesl... Allons-nous-en!
KLAES, à la porte, se retournant.
Vol... Vol... Voleur!... Voleur !
Ils sortent.