‹ Le réveil du catholicisme en Angleterre au XIXe siècle: conférences prêchéesChapitre 17 sur 54 · Jean, X1V · texte numérisé non relu

Jean, X1V

prie en nous et qui, par des soupirs ineffables, dit à Dieu : « Abba, Père*. »

Si généreuse et si universelle fut la prière pour l'Angleterre, que ses fruits durent être visibles durant la vie même de Spencer. Malgré tout le mystère qui enveloppe Faction de la grâce dans les âmes, un fait tangible s'impose néanmoins à notre observation et nous permet d'affirmer que la prière provoquée par le Père Ignace fut féconde en salutaires influences. Voici, en effet, de merveilleuses coïncidences. C'est en 1832 que Georges Spencer, à Rome, organise la première association de prières ; et c'est l'année suivante, en 1833, que commence Fère si lumineuse et si consolante du mouvement d'Oxford. Et tandis que l'effort de prières atteint son apogée et que toutes les nations catholiques, émues des brûlants appels de Spencer, intercèdent pour la conversion de la race anglo-saxonne, on assiste, au même moment, au retour des plus illustres docteurs, les Newman, les Faber, les Manning, et on voit se dessiner, même dans le peuple, un ébranlement qui amène des milliers d'hommes chaque année au catholicisme romain. Et sitôt que, yers 1864, s'éteint dans la mort ce grand foyer de zèle que fut le père Ignace Spencer, sitôt que la prière se ralentit dans les assemblées des fidèles, on constate avec tristesse un arrêt dans le mouve-

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