Life of bishop Milner, p
un pouvoir purement négatif, qui ne s'exercerait que sur trois présentations de candidats, et qui ne porterait que sur le point de loyale fidélité à la Couronne'. »
Milner vit bientôt que sa défense ne satisfaisait aucun parti. D'un côté, on voulait faire au Souverain de plus larges concessions ; de Tautre, on s'indignait à la pensée que l'indépendance religieuse fût entamée dans l'élection des évoques. A partir de cette époque, Milner sortit tout à fait de la voie des concessions, et se déclara l'adversaire résolu de toute forme de veto. Cette vigueur de logique, qu'il avait mise au service d'un libéralisme irréalisable, il s'en fît une arme en faveur d'une noble et sage intransigeance. Sa première attitude n'avait point été de la faiblesse ; la seconde fut assurément la marque d'un grand courage. La position dont il sera désormais l'invincible champion se résume dans ces deux résolutions adoptées, le 14 septembre 1808, par tout l'épiscopat irlandais : « Aucun changement ne doit être introduit dans le mode usité jusque-là pour la nomination des évoques catholiques romains... Mais les évoques ne présenteront au choix du Pape que des sujets dont la loyauté envers la Couronne soit absolument hors de conteste. »
Comme la question de l'émancipation se posait