I-E RÈVÊLATEIR DU GI^HK
rant abîme de la négation. Lorsque les enseîjmeiuents du Sauveur sont repoussés dédaigneusement, et qu'ùû truite de vieillerie décrépite tout principe d'ordre, de respect, de stabilité, n'est-il pas à propos de >ûler.niïff l'homme de la Foi, qui, par elle seule, triomphant de li sagesse purement humaine, accomplît l'œuvre la plu: immense de ce globe, laplus féconde pour l'extension dn catholicisme?
« Quand la spoliation du Saint-Siège cauteleusemeiit préparée, puis, brusquement consommée pendant te désastres de la France, impuissante aujourd'hui à punir cet oulrage» laisse impassibles les gouvernemeat? catholiques, n'est-il pas opportun de glorifler rindéfeflible attachement du Héros qui aima la Papauté Jok dilection sans pareille, et en donna un exemple umm dans riiistoire?
« C'est précisément au milieu de ce débordement d'iniquité contre l'Église et d'ingratitude en\ers jj Cher qu'il serait beau de voir le Souverain Portifr. quoique détrôné, dépouillé, indigent et réfugié prî-^-lc tombeau de l'Apotre, professer aux nations une haut* le(;on de justice et de gratitude, en couronnant ia nimbe des Saints celui des serviteurs de Dieu quifuîi* plus grand bienfaiteur de l'humanité...
« Qu'ils le sachent bien, ces hommes matériel? pi assimilent la Cause du Révélateur de la Création à celk d'un Saint ordinaire, la voie exceptionnelle, dnni I: s'élonuent et s'irritent, est la voie naturelle de i^t:^ Causes la seule qui soit compatible avec sa grandeur rî son caractère propre. Leurs efforts n'aboutiront qua^ relarder, au détriment de la piété et de l'honneur ecdr siasLique; mais ne pourront rempôcher de se produit»
OBSTACLES A L'INTRODLCTIOX DE Ia CAT.SE -271
enfin. S'ils parviennent à priver de cette gloire notre bîen-aimé Pie IX, assurément un de ses successeurs saura la recueillir et en décorer son règne.
« Ces méticuleux personnages, ennemis, sans le savoir de rinfluence du Saint-Siège, ne se doutent pas du reproche qu'ils suscitent contre sa gloire. Ils ne sentent pas que Taccusation d'ingratitude est imminente, que bientôt elle se dressera dans tous les esprits. Plus les résultats de rœuvre de Colomb seront connus, plus on s'étonnera de l'oubli ou du silence de l'Église qu'il a si prodigieusement agrandie. Faut-il le leur apprendre ? D'abord dirigé contre l'Espagne et Tltalie, le reproche d'ingratitude l'est maintenant contre Rome (1 ) ! . . .» Ces généreuses remontrances publiées, il y a dix ans, ont encore aujourd'hui la même justice et la même portée rigoureuse . La Cause de Christophe Colomb agrandi dans l'opinion et le nombre des adhésions épiscopales s'est accru jusqu'à former une écrasante majorité, mais BU ce qui concerne la Congrégation des Rites, sur qui porte, en somme, la plus grosse part de responsabilité •devant Dieu et devant les peuples, les choses en sont deffieurées exactement au même point, Assurément, il ne 'ïieiConvient pas d'ajouter ma voix non autorisée à la voix chaleureuse du Postulateur officiel que le Pape Pie IX, ^^ lui confiant son glorieux mandat, a pleinementinvestî ^^ droit de parler. Mais, après tout, ma qualité d'enfant ^^ l'Église me donne bien quelques droits aussi, et il ne
-* - VAmb€Uêadeur de Dieu et le Pape Pie JX, par le Comte
^^^«Uy de Lorgnes, Prolégomènes. — Pion 1874, Paris.
. ^^^ livre fut tellement approuvé par Pie IX qu'il ordonna Timpres-
!J^*ï, aux frais de la Propagande, de la traduction italienne par le
^iarcellino da Civezza, historiographe de l'Ordre franciscain et
^*^^ulteur da la dite Congrégation.
27? X'E RÉN'ÉLATEL'R IlU GLOBR
m'est pas défendu d*exprimer à ma façon le doulournu
élonnement de mon cœur. Et j'ose affirmer que cette
plainte n'est pas de moi seul, qui ne suis rien quiue
obscure unité pensante, mais de toute une foule quili
profère par ma plume et qui se réjouira de mon vt
dace. Toutes les âmes ferventes et généreuses, toute
les intelligences ouvertes au grand, tous ceux qui oui
faim de justice et qui veulent que TÉglise soit raapnîS-
que, sont avec moi et approuveront mon impatience
Nous sommes aux pieds du Souverain Pasteur des âmft
de qui procède, après Dieu, toute plénitude de cons'jli-
tion et tout rassasiement humain et qui ne possède ;*
seulement les clefs du ciel, mais encore les verrou? ^
les triples barres qui font captif le Prince du mon*.
en limitant son pouvoir. Nous demandons hurablemea'
à ce Père de vouloir bien user de son Autorité supn^i»
pour établir une Exception en faveur du sublime Ap)W
sur qui pèse une injustice dont Ténormité et la da.^
scandalisent Tunivers. La puissance du Pape LéoriAIï
pruir faire une exception à la règle, n'égale-t-ell»^ i#
oellc du Pape Benoît XIV pour l'établir? et le Sii'\*'>-
scMir (le Saint-Pierre doit-il être contenu par le dr?i>
raWe zrledc quelques-uns de ses serviteurs qui pn'-*
dent limiter ses privilèges?
« Nul plus que nous, dit encore le Comte Ro^ellî'' L<)rf:ues, n'iionore Téminente mémoire des pape? l'r* bain VHl H Benoît XIV. Nul plus que nous, n apprê'ila sa^rosse do leur prévoyance, l'opportunité de leu^ décrets î Nul plus que nous, n'en demande le main-^sirirt, absolu, Tapplication rigoureuse et rimniu-Vstabilité. Mais ces règles ne sauraient prévaloir c*»ûî^ TrUi (le la Providence, et privera Jamais des honneii*>
OBSTACLES A l'INTRODICTION UE LA CAUSK 273
de l'Église celui qui Ta si prodigieusement amplifiée. Nous sommes même persuadé que ces deux illustres pontifes, observateurs sagaces des signes et du caractère de la sainteté, seraient, aujourd'hui, les premiers prolecteurs de cette grande Cause, et qu'ils formuleraient glorieusement pour Christophe Colomb l'Exception actuellement sollicitée près de leur successeur (i). »