‹ Le révélateur du globe: Christophe Colomb et sa béatification futureChapitre 42 sur 85 · CARDINAUX · texte numérisé non relu

CARDINAUX

doyen de l'Épiscopat français, l'Éminentissîme ^^^^nal Donnet, archevêque de Bordeaux ; S. Ém. le ^^dinal de Bonnechose, archevêque de Rouen ; S. Ém. le

2S0 LE RÉVÉLATRL'R DU GIJOBE

cardinal Guibert, archevêque de Paris; S. Ém. le car — " dinal Caverot, archevêque de Lyon ; S. Ém. le cardinalL^ ^i Pie, évêque de Poitiers ; S. Ém. le cardinal Lavigerie, ^ ^ -C archevêque d'Alger ; S. Ém. le cardinal de Falloux.

ARCHEVEQUES

s. G. Mgr de la Tour d'Auvergne, archevêque de^ JHe Bourges; S. G. Mgr Dubreil^ archevêque d'Avignon, et^^^el son successeur Mgr Hasley ; S. G. Mgr Lyonnet, ar — -larchevêque d'Albi, et son successeur Mgr Ramadié * S. G. Mgr Langénieux, archevêque de Reims ;? « ; S. G. Mgr Golet, archevêque de Tours; S. G. Mgr For — -arcade, archevêque d'Aix ; S. G. Mgr Place, archevêque* Mje de Rennes; S. G. Mgr Duquesnay, archevêque de Cam- «-znbrai ; S. G. Mgr Pichenot, archevêque de Chambéry '^-t^y, et son successeur Mgr Leuillieux ; S. G. Mgr FouloiMnxri}, archevêque de Besançon ; S. G. Mgr Richard, arche-^H^evôque de Larisse, coadjutcur de Paris ; S. G. Mgr d^zide la Bouillerie, archevt^que de Perga; S. G. Mgr Lecou^r- rtier, archevêque de Sébaste ; S. G. Mgr Maret, arch^ evêque de Lépante, Primicier du Chapitre national ^^e Saint-Denis.

EVKQUES

S. G. Mgr Nogret, évêque de Saint-Claude, et s^::5n successeur Mgr Marpot: S. G. Mf,T Delalle, évi^que ^^^ Rodez; S. G. Mgr Hf)bert, évt^que de Marseille; S. ^'^ Mgr Sol.1, évtVjue de Nice, et son successeur, Mgr Halaïîi ;

OUSTACI.KS A l'IXTROWL CTIOX DK I-.\ CVLSK 281

S. G. Mgr Foulquier, évoque de Mende, et son successeur, Mgr Gostes ; S. G. Mgr de Cabrières, évêque de Montpellier ; S. G. Mgr Guilbert, évêque d'Amiens, maintenant archevêque de Bordeaux ; S. G. Mgr Lamazou, évêque de Limoges ; S. G. Mgr Jordany, évêque de Fréjus et Toulon, et son successeur Mgr Terris; S.G. Mgr

Plantier, évêque de Nîmes, et son successeur Mgr Besson; S. G. Mgr Billard, évêque de Carcassonne;

S. G. Mgr Germain, évêque de Goutances ; S. G. Mgr Ravînet, évêque de Troyes: S. G. Mgr Catteau, évêque de Luçon : S. G. Mgr Laborde, évêque de Blois ; S. G. Mgr Jourdan, évêque de Tarbes, et son successeur Mgr Billère; S. G. Mgr David, évêque de Saint-Brieuc, et son successeur Mgr Bouché; S. G. Mgr Dabert, évêque de Périgueux; S. G. Mgr Lebreton, évêque du Puy; S. G. Mgr Dennel, évêque de Beauvais:S. G. Mgr Perraud, évêque dWutun ; S. G. Mgr Thibaudier, évêquedeSoissons; S. G. Mgr Goux, évêque de Versailles; S. G. Mgr Boyer, évêque de Glermont-Ferrand ; S. G. Mgr de Briey, évêque de Saint-Dié: S. G. Mgr Chauret-d'Outremoni, évêque du Mans; S. G. Mgr Denéchau, évêque de Tulle; S G. Mgr Le Hardy du Marais, évêque de Laval ; S. G. Mgr Le Goq, évêque de Nantes; S. G. Mgr Grimardias, évêque de Cahors ; S. G. Mgr Ducellier, évêque de Bayonne; S. G. Mgr Fiard, évêque de Montauban ; S. G. Mgr Sourrieu, évêque deChAlons; S. G. Mgr Meignan, évêque d'Arras; S. G. Mgr Cotton, évêque de Valence; S. G. Mgr Bécel, évêque de Vanne»; S. G. Mgr Bonnet, évêque de Viviers ; S. G. Mgr Thomas, évêque de la Rochelle; S. G. Mgr Fontfjneau, évêque d'Agen ; S. G. Mgr Hugonin, évêque de Bayeux et Lisieux ; S. G. Mgr de I-^is Cases, évêque de Gonstan-

tine, et son successeur Mgr Combes; S. G. MprFa^a, évêque de Grenoble ; S. G. Mgr Lelong, évoque de Nevers ; S. G. Mgr Ardin, évèque d'Oran ; S. G. Mgr Delannoy, évoque d'Aire ; S. G. Mgr Bouange, évèque de Langres ; S. G. Mgr de la Foata, évêque d'Ajacdo ; S. G. Mgr Rougerie, évêque de Pamîers ; S. G. Mgr Tregaro, évoque de Séez; S. G. MgrSebaux, évoque dAiigoulême ; S. G. Mgr Emmanuel de Briey, coadjuteurde Meaux; S. G. Mgr Blanger, évêque de la (îuadeloupe, aujourd'hui évêque de Limoges ; S. G. MgrGay, éviV quo d'Anthédon ; S. G. Mgr Monnier, évêque de Lydda.

Ce long travail est enfin achevé. Plaise à Dieuqnll ne soit pas entièrement inutile à la belle Cause catholique que j'ai essayé de défendre!

La plupart des chrétiens ignorent encore la vraie grandeur de ce projet de Pie IX, et d'autres, malheureusement prévenus, en méconnaissent l'extrême importance. Je me suis efforcé de démontrer Tune et l'autre. En réalité, la BéatiRcation de Christophe Colomb peut être considérée comme une clause du testament mystique de ce Pape prédestiné, qui a fixé le dogme de l'Inimsculée Conception et dépassé les années de Pierre. Et attendant que notre sainte et infaillible Église couronnai do cette gloire nouvelle la mémoire vénérée du Pontife, les Ames élevées et religieuses jugeront, sans doute, que de semblables méditations ne sont pas tout à fai: indignes de les occuper.

Ligne de Démarcation

(Voir pages 47 et 163.)

^ De sa cellule dn Monastère de la Rabida, au retour de

^^^ premier voyage, Christophe Colomb, écrivant aux Rois

^^tholiquesy indiqua comment^ pour éviter des conflits ulté-

^eurs, devait s'opérer la répartition des terres à découvrir

^titre les deux puissances maritimes qui tentaient, à cette

époque, des recherches dans TOcéan.

« A cet effet, Colomb imagine de faire attribuer parle Sou- "verain Pontife, pour les découvertes des Castillans dans TOuest, un espace égal à celui qu'auraient les Portugais dans TKst . Et, afin de déterminer les frontières des deux royaumes sur les plaines illimitées de TOcéan, il propose un moyen d'une simplicité divine.

«' Aussi plein d'assurance que s'il tenait étendu sous ses yeux l'espace entier du Globe, dont plus des deux tiers étaient encore ignorés, il fait avec ime sublime audace ou plutôt un calme angélique la section de l'Equateur que nul n'avait franchi ; trace à travers l'immensité une démarcation gigantesque ; tire d'un pôle à l'autre une ligne idéale, qui partagera la Terre, en passant à une moyenne distance de cent lieues, prise entre les îles du Cap Vert et celle des Açores. Pour opérer cette étonnante séparation géographique, il

1^ HÉVÉLMISUR DU GLOBK

choisit précisément le seiil point de notre planète que k science choisirait de nos jours (l) : la curieuse région de k Ligne sans déclinaison magnétique, où la transparenctt des eaux, la suavité de Tair, l'éblouissante limpidité deTatmoiphère, l'abondance de la végétation sous-marine, Tédal tropical des nuits, la phosphorescence des vagues, indiqaenl dans le mobile empire des ondes une démarcation mystérieuse du Créateur.

« Cette colossale dimension était la plus hardie cooce^ tion qui fût jamais sortie du cerveau humain. Jamais proportion si gigantesque n'était entrée dans un calcul de mesure. Néanmoins, Colomb, sans s'étonner, sans hésiter, ne se doutant pas, peut-être, du prodige de son opération, prend tranquillement ses dimensions, et demande avec simplicité qu'on les envoie à Rome.

« Assurément, tout ce qu'il exposait dans ses considéRtions, pour ce partage des régions inexplorées entre ks deux couronnes de Castille et de Portugal était aassi ratiwffld que hardi ; aussi hardi qu'inconnu du reste des homme!; et, par cela môme, à cause des obstacles qu'éprouve toujours la nouveauté, devait provoquer des objecUoDS, d« doutes, partant des résistances. Mais le Messager du Saloi avait foi dans l'infaillible sagesse de l'Église, dépositaire (te vérités du Verbe. Nous verrons, plus loin, combla J» Papauté justifia cette noble confiance »

« Suivant le conseil de Christophe Colomb, les RoisCatliiili(£ues avaient supplié le Souverain Pontife de leuroctrofer par une Bulle, la donation des terres qu'ils avaient déeoi-

1. Ce qu'offre d'iujr«'?nieux, de nouveau, d'important, au point** vue do la physique, de la géographie et de la cobiuographie. o*-li;.'ne, ruî/a, qu'indiquait Colomb, est relevé avec admiratioD '^ Humboldt, notamment dans son Histoire de la géographe du A»veau Continent et dans son Cosmos, Essai d'une description pi^'' nique du Mondr. Ce fait mérite d'ôtre remarqua.

. vertes au couchant et de celles qu'ils espéraient découvrir encore.

« Quelles que pussent être les dispositions personnelles d'Alexandre YI pour la cour d'Espagne, la demande ne pouvait être accordée immédiatement; cette affaire exigeait la plus grande prudence. Déjà le Portugal avait obtenu un privilège pour ses découvertes à TOrient. 11 fallait éviter qu'une faveur actuellement consentie à TEspagne n'occasionnât des conflits, sous les règnes ou dans les siècles suivants ; et que i'œuvre de l'Apostolat n'amenât de sanglantes rivalités entre <2eux nations chrétiennes, il était besoin d'assigner une -ù'niite entre les deux couronnes catholiques. « Là naissait la difficulté.

« Où finissait l'Orient? Où commençait l'Occident sur l'espace illimité des mers ? Tel était le problème à résoudre. « Jamais plus épineuse difficulté géographique et politique n'avait été soumise à la Papauté. D'après les traditions de Pi^dence du Saint-Siège et les temporisations ordinaires de ^ chancellerie romaine, on aurait dû d'abord saisir d'une ^©Ue question des Commissions de cosmographes, en Por- ^^6al, en Cas tille et en Italie, afin de délibérer sur leur rapport et asseoir une opinion sûre. C'était un délai de deux ans.

^ Mais, évidemment, en formulant leur demande, les Rois

avaient joint au dossier la copie des notes qu'avait rédigées

Colomb dans sa cellule de la Rabida. Et tel était l'intérêt

qu'inspirait à Rome cette entreprise chrétienne, telle était

^ confiance du Saint-Siège dans la sainteté du but et la

pureté des sentiments de Christophe Colomb, que, sans hési-

^tiou et sans délai, comme soudainement éclairée sur

1 CEuvre et sur l'homme de la Découverte, la Papauté accepte

*^ïi la proclamant, la vérité de sou système cosmographique ;

reconnaît explicitement la forme sphéroïde de la Terre, sa

ï^itation sur son axe, ayant pour extrémité les deux pôles et

condescBndanco d'un Pape espagnol envers gnols. Il n'y a plus ici ni Espagnol ni Souve procède uniquement en qualité de Chef de Tassistance des vénérables cardiHaux présen Car il ne s'apit point d'un intérêt internation à régler pour la Castille ; mais des intérêts v lirisme, de la conquête des âmes, de Textensi et du royaume do Jésus-Christ.

« Comme la demande de la C.astille est just Pontife, avec le consentement du Sacré i lolli^g accorde le privilège par.s^a Bulle du 3 mai 14

« Le principe posé, il s'agit d'en régler Ta fixer des limites aux expéditions des <:astillar entre eux et les Portugais les parties inconnui los(iu(^Ues ces deux puissances feront porter civilisation.

« C'est ici qu'apparaît visiblement la pa l'Kglise à la Découverte, et que montre ses i diction intime du pape Innocent VIII sur Teni compatriote. Tel qu'il est, son successeur vi comme une des obligations pontificales le pa Papauté dans l'invention du Nouveau Monc Colomb ; lui donne pleine créance en des cl le disjxMise do toute preuve ; justifie ses calcul C'est uniqueiiHMil sur Colomb aue se fondo

APPENDICKS 299

psurtage du Monde inexploré entre leg deux couronnes d'Espagne et de Portugal. Tout ce que le Messager du Salut a proposé est accordé de point en point, comme chose indiquée par la Providence. Le chef de l'Église impose les gigantes- <X^es proportions de l'opération géométrique tracée par Colomb. Le Saint-Siège prend sous sa responsabilité l'exactitude de cet arpentage de l'inconnu et de l'incommensurable. Pour assigner aux Portugais et aux Espagnols la limite qui les maintiendrait respectivement dans leurs droits, le Souverain Pontife, avec une hardiesse surhumaine, tire sur la carte encore informe du Giobe une ligne qui, partant du pôle boréal, passant à une moyenne de cent lieues à l'ouest des Açores et des îles du Cap Vert, va se continuer à travers l'Océan austral jusqu'au pôle Antarctique ; décrivant ainsi tonte la longueur de îa Terre, ô merveille ! sans rencontrer dans l'immensité de ce trajet, le moindre lieu habitable, d'où pût naître une contestation.

« La miraculeuse précision de cette Ligne avait, en outre, pour effet d'assurer à l'Espagne, en récompense de son zèle, ^ possession exclusive du Nouveau Continent dans son entier. Quelques protestants ont remarqué que le Saint-Siège, par cette démarcation, s'exposait à mettre Ips deux nations rivales en présence sur le même point, puisque la Ligne pas- ^tsur des parallèles et des longitudes que nulle nef n'avait *Wonnés ; et qu'il était présumable que dans un si vaste pro- ^^ï^gement la ligne couperait quelque grande terre. Oui, '^^s cette ligne a passé miraculeusement dans la seule dis- ^ce où ne se trouvait point de terre. Là est le prodige !

* Hemarquez-le :

* La démarcation pontificale, part du pôle Arctique, arrive ^ ^ ^tte mystérieuse latitude de la ligne sans déclinaison, à

^ moyenne de cent lieues, tirée entre l'archipel du Cap

^^ï^t et le groupe des Açores, francliit le tropique, coupe

^'^quateur, avoisine le cap Saint-Roch, sillonne les profon-

deuFfi do l'Atlnnlii^e, pe rapproche de l'Ile Clcrck, pas» enlre la terre de Sandwich et le groupe des îles Powel, pÈn^tri? enfln dans le cercle Aolarctique pour s'aller perdra parmi Ips glaces i^ternelles du Pôle.

■ Que l'on prenne la carie moderne la plus perfectionnée, celle du Globe Politique, par John Purdy, publli^ & Londres, en i844 (i), ou celle plus récente de Joluiston, *le Monde Coramereial », admirable planisphère régliS au méridien lîe Greenwlch, édité à Londres, un 1850 (2), qu'on tire la moyenne de pent liens entre les Apores ot le tap Verl, qu'on suive la liffae mystérieuse solennellement tracée, à travers l'inconnu, par le Souverain Pontife; et l'on serii confondu do voir qu'an-dessous de l'Europe, cette ligne parcoure toute l'étendue de notrij plani-le, jusqu'à» Pôle Antarctique, sans ronconirer une terre,

* Qu'on essaye ensuite do tirer une pareille ligne à tout autre point que celui qu'indiqua le Saint Siège et Von tombera nécessairement sur qmdque île ou sur quelque • partie de continem. La ligne tracée par le Saint Siège avec -=; cette précision prodigieuse comporte quelque chost?^ d'au^ste qui fait Incliner de respect la science e*" riniagi nation.

« Si r illumination du génie de Colomb, ce regard à portée prophi^tique, jeté sur la face du globe avec une tolL^4 rectitude, nous confondent, on n'est pas moins sai^^ tVndmiralion h l'aspect do cotte confiance absolue que I^^ témoigne la Papauté. On se courbe devant cette hardics^^a Ksceplionnelle qui fait authentiquer et sauctionuor, comi^^ choses déjà vérlliéea, les intuitions de son génie.

■ Rome comprenait Colomb.

« Or, comprendre, c'est égaler. Toutes les sympathies du

1; A Cbart of THE WoHLD 011 Mercstora projection, bj S" «lin Purdj. — lflJ4.

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