CHAPITRE IV. PROTESTANTS
me présenter pure et immaculée devant le Juge suprême! »
A ce récit se trouvait jointe en vers anglais l'expression de sa reconnaissance. Cette poésie portait le titre de : Impressions motivées ; c'était son compliment de bonne année.
ce Je l'aime, parce que, prêtre irréprochable, il est l'Ange du Dieu des armées.
« Je le vénère comme le type parfait d'un Institut parfait.
a J'admire sa sereine gaîté dans le charme du commerce social, etc. »
La pièce de vers s'étendait longuement sur les louanges du Père et se terminait ainsi :
K Puisse-t-il, être avec moi à l'heure de ma mort!
ce Puisse-t-il, à sa propre mort, sentir toute la béatitude que sa vie mérite. ».
L'humilité du Père de Ponlevoy dut être quelque peu effarouchée de ce langage. Mais on pardonne tant aux Muses ! Et l'on pouvait mettre d'ailleurs sur le compte de la charité reconnaissante, le défaut d'une rigoureuse exactitude. La critique faite à la poésie fut donc légère. Le Père répondit aux vers et à la prose par le billet suivant :
ce Malgré les embarras multiples de cette journée, je veux avoir le mérite de l'à-propos, et dater mes souhaits du i" janvier 1864. Je viens
de lire avec consolation le compte rendu de votre nuit de Noël. Vous étiez bien seule dans la petite chapelle blanche, mais les anges de paix ont visité votre âme, et vous avez entendu pour vous un écho du céleste cantique : Paix aux hommes de bonne volonté! Oh! oui, mon enfant, que votre cœur aime Notre -Seigneur et que votre âme s'abandonne entre ses mains. C'est tout ce qu'il y a de plus simple et à la fois de meilleur dans notre sainte religion.
ce Que dirai-je de votre petit dithyrambe à mon sujet? Mon enfant, je suis touché de votre bon cœur; vous me voyez avec les yeux de la reconnaissance. Pourvu que Notre -Seigneur me regarde avec les yeux de sa miséricorde ! »
Ce mot de dithyrambe jeta cjuelque peu de trouble dans Tâme de madame Whately.
ce Mon Père, dit- elle, votre expression confusionne un peu toutes mes idées. Les dictionnaires sont d'accord pour donner l'explication suivante du ce Ditliyramhe : — hymne ou chant en l'honneur de Bacchus ou du vin. » C'est désolant ! Cormon seul (un italien), dit que c'est une « sorte de poésie. » Vous avez donc employé ce terme classique comme une critique... Pardonnez-moi. »
Le pardon ne se fit pas attendre, et le Père lui expliqua que ce mot n'était pas pris par lui dans an mauvais sens. « Mais comme vous me disiez