CHAP. VI. COMMUNAUTES RELIGIEUSES
du Chili. Après quelques moments de silence : ce C'est le bon esprit qui vous parle, allez donc trouver la T. R. Mère Barat, répétez-lui tout ce que vous venez de me dire et ajoutez que c'est moi qui vous envoie vers elle. » La Mère Barat avait une confiance absolue dans le jugement du P. de Ponlevoy. Trois mois après, la religieuse devançait de deux ans le temps ordinaire et faisait sa profession afin de partir.
Mais tout en favorisant les élans du zèle, il consultait la prudence, et se souvenait de ce conseil de son bienheureux Père ^ « Quand une àme est emportée par un désir ardent, il faut prendre garde qu'elle ne s'engage précipitamment à faire une promesse ou un vœu, surtout s'il s'agit d'un esprit un peu mobile. »
Après deux ans de peines intérieures, une religieuse du Sacré-Cœur s'était vue comblée de douceurs spirituelles. Elle souffrait uniquement, comme sainte Thérèse, de ne pouvoir soufi"rir. Cette âme s'en alarmait et craignait les consolations. — ce Non, mon enfant, cette disposition est précieuse f c'est une grande grâce, recevez-la comme le bon Dieu vous l'envoie. » — ce Mon Père, toujours recevoir et ne jamais donner, c'est dur au cœur qui aime ! ne puis-je demander la souffrance? » — « Non, mon enfant, ne demandez