Non deux jours, mais trois ans et au delà
38o OVRE III. — LE GOUVERNEMENT RELIGIEUX.
Ah! pour tous ceux qui le recherchent comme une auréole et le désirent avec l'ambition crédule d'une vanité satisfaite, le gouvernement paraît beau. Mais il n'en est pas ainsi des vrais chrétiens. Saint Paul ne dit-il pas que ceux qui commandent doivent être constamment préoccupés et veiller avec le plus grand soin sur les intérêts de leurs inférieurs, parce qu'ils doivent un jour rendre compte de leurs âmes^? Or ce compte sera rigoureux : « Le jugement le plus terrible sera pour ceux qui commandent, dit l'auteur de la Sagesse, et les puissants seront puissamment tourmentés -. » On comprend donc la crainte, disons mieux, les angoisses du P. de Ponlevoy. On en voit un reflet dans cette réponse au P. Studer.
a Mon révérend Père, P. C.
a Vous voulez bien m'écrire une petite lettre de circonstance, lettre compatissante et consolante, bonne comme vous l'avez toujours été vousmême. Je vous remercie du fond de mon cœur. Dans mes angoisses, que deviendrais-je si je n'avais Dieu Notre-Seigneur avec moi et mes frères pour moi! Mais vous, mon Révérend Père, à un titre bien spécial', vous serez un de mes meilleurs appuis ; la Providence peut bien intervertir