CHAPITRE II. LE PROVINCIAL
les rôles, un peu pour l'épreuve de tous, mais il 3^ a une force aussi dans les choses, et quoi qu'il en soit entre nous, vous conserverez un ami qui vous fera un devoir de le conseiller, de l'avertir et de le reprendre.
ce Mille souvenirs et bénédictions à tous vos Pères et Frères, en union de vos SS. SS.
a Votre serviteur et fils en Jésus-Christ,
« A. DE PONLEVOY. »
Paris, 3 décembre.
Toutefois l'humilité qui avait augmenté ses craintes devait aussi redoubler ses forces. Certes il ne s'était pas ingéré dans ce ministère. Avant tout, Dieu n'est-ilpaslàpour soutenir les humbles qui se défient d'eux-mêmes et se confient en lui? Le danger n'arrête que les pusillanimes; et si un Provincial a de grands écueils à éviter, il a aussi un grand bien à faire.
Les croix arrivèrent sans doute; et je ne sache pas qu'un Provincial ait eu plus à souffrir que le P. de Ponlevoy. Le mot de saint Paul lui convient à la lettre : « Au dehors des combats ; au dedans des craintes ^ » Les dangers qui menaçaient" les œuvres et l'existence de la Compagnie