‹ Le Révérend Père A. de Ponlevoy de la Compagnie de JésusChapitre 170 sur 252 · I. II Cor. VII · texte numérisé non relu

I. II Cor. VII

étaient si universels! Le nouveau Provincial se croyait si incapable de les affronter! 11 se regardait comme responsable devant Dieu de toutes les fautes commises par ses" inférieurs. Ses souffrances furent donc très -vives, et ses peines intérieures plus grandes que s'es craintes. On peut les deviner; nous ne pouvons les décrire. Ceux qui ont dû connaître quelque chose de ce martyre savent qu'il fut affreux.

Oui, les croix arrivèrent, mais le bien se fit. Il fut considérable. Voulons-nous dire que dans son gouvernement il ne se trompa jamais? Ce serait trop présumer de la faiblesse humaine; et, comme le dit l'Ecriture, tout homme est sujet à l'erreur. (Ps. cxv, n.) Mais il visa toujours au droit et au bien. Si un homme a eu le pouvoir de le constater, c'est assurément le P. Général, supérieur immédiat et témoin constant du gouvernement des Provinciaux. Or voici ce que le T.-R. P. Beckx écrivait à la mort du P. de Ponlevoy :

ce II a reçu la récompense des grands services qu'il a rendus à la Compagnie. Je ne sais si la Province de Paris pouvait faire une perte aussi grande que celle de cet excellent Père. » Le P. Rubillon, assistant de France, ajoutait :

a Que de services il a rendus ! et ce qu'il y a demieux, c'est qu'il ne le savait pas. Cet enfant de la Compagnie ne trouvait rien de plus simple que de faire tout le bien possible à sa mère, et il

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