CHAPITRE II. LE PROVINCIAL. ^O
Je VOUS l'ai donné pour être une de vos joies. »
Cependant, en recommandant les soins qui conservent, il excluait les gâteries qui amollissent : « Pour les santés, faites la maman, mais non la bonne maman. »
Dieu n'exauçait pas toujours les vœux des supérieurs. Malgré leur sollicitude, le malade succombait quelquefois. A la nouvelle de la mort d'un jeune Frère : « Notre cher petit Frère, écrivaitil, est donc guéri à jamais. Comme il a été serein pour la mort et que celle-ci lui a été douce ! Je regrette mon Frère, mais je le félicite, x
La charité qu'il inspirait était inépuisable, comme les trésors et la bonté de la divine Providence. Un Provincial étranger demandait l'hospitalité pour dix-huit exilés : « Mon bon Père, écrivit-il à un supérieur, comme de raison, à cette demande j'ai répondu sans même réfléchir. Donc en voilà dix-huit dans vos bras. Le présent à la chanté; l'avenir à la Providence. »
Il avertissait ainsi le P. Studer : « Nous allons recevoir soixante-dix exilés. Croiriez-vous, mon cher Père, que j'ai pensé à votre charité tant de fois expérimentée, pour être un peu la Providence de cette nouvelle famille? Vous vieillissez, ditesvous; Qe serait-ce pas rajeunir? In corde vita ^ »
Les supérieurs eurent bien souvent besoin