I. La vie est dans le cœur
4o'3 LIV^RE III. — LE GOUVERNEMENT RELIGIEUX.
pendant les jours si agités de son Provinciaiat, de lever leurs mains vers le ciel. Les temps s'assombrissaient; les ressources manquaient. Au milieu de nos désastres, qui donc pouvait nous secourir, sinon le Père céleste qui n'abandonne jamais ceux qui l'invoquent? Mais il était bien utile qu'un homme de Dieu comme le P. de Ponlevoy pût encourager les chefs de chaque famille, et leur dire : « Tout est bien noir, mon bon Père; au Sacré-Cœur nos âmes, à Notre- Dame nos vies, à saint Joseph nos affaires. »
Ou bien encore : « La grâce est partout avec répreuve. On est content de tout, quand on se contente de rien. Ces temps sont mauvais; mais Dieu est si bon! »
Nous verrons plus tard comment il soutint ses frèresdanslestempssi tristes de la guerre de 1870 et de la Commune. Surtout alors il recommandait di se garder contre la pusillanimité de l'esprit, et il ajoutait cette maxime si sage : « Prenez les moyens humains en ne comptant que sur les divins. »
Si le supérieur au milieu de ses épreuves tombait lui-même malade, il le ranimait alors par des paroles affectueuses : « Comme je pense à vous! quels étranges accidents, mais un vrai martyre ! mon Dieu! que j'en ai de peine! et que je voudrais vous soulager et vous guérir! D'ailleurs, je suis si consolé de voir comme on vous aime, et il