CHAPITRE III. — LES MISSIONS. AiS
de visiter par eux-mêmes cette belle région, où la moisson était si, abondante et blanchissait déjà. Mais on ne put que lui adresser le mot du Sauveur : ce Les ouvriers sont en bien petit nombre*. » C'est alors que, pressé par une inspiration d'en haut, il écrivit le ^i janvier une lettre navrante au R. P. Provincial. Celui-ci lui répondit le 5 juillet, à la veille de nos grands événements.
a Mon Révérend et bien cher Père, P. C.
ce Vous m'écriviez le i^"" janvier. Que n'ai-je entendu plus tôt votre cri de détresse! Consolezvous, pauvre Père. Non, non, nous ne vous abandonnerons pas. On me remet à l'instant cinq mille francs. Je vous les donne, et j'en écris à l'instant à Chang-hai au Père supérieur et je le presse de vous tendre la main. Moi, mon cher Père, je vous donne mon cœur.
ce Allons, plus de fièvre, faisons l'œuvre de Dieu in patientia.
a En union de vos SS. SS.
ff Servus et frater in Christo,
a A. de PONLEVOY. »
ce Cette lettre, écrit le missionnaire, pleine d'une tendre charité m'a fait tant de bien àl'àme qu'elle