‹ Le Révérend Père A. de Ponlevoy de la Compagnie de JésusChapitre 206 sur 252 · CHAPITRE III. LES EXILÉS · texte numérisé non relu

CHAPITRE III. LES EXILÉS

Ragazzini, Vénitien, Provincial de Rome : œ Je dois un double hommage de gratitude à Votre Révérence, et je La remercie tant au nom des théologiens romains qui étudient à Laval, qu'au nom des Vénitiens que vous venez de recevoir avec une charité si généreuse. Je sais que je ne puis rien vous donner en retour, que cet aveu deux fois répété de notre reconnaissance. Dieu fasse le reste. »

En 1874 le P. Tedeschi demanda aux Pères de la Providence de Venise qu'il gouvernait, des prières spéciales pour l'âme du P. de Ponlevoy : a C'est lui, disait-il, qui l'année passée a procuré à nos jeunes religieux chassés de Trannin, une maison de refuge dans sa province, et ajoutant la générosité à la charité, a concouru aux dépenses du voyage et de l'installation dans cette maison. Il est donc juste que pour reconnaître ce bienfait signalé rendu à notre province, nous donnions à rame de ce père vénéré, notre bienfaiteur, les suffrages de nos prières. »

Nous avons cité ces deux lettres comme l'attestation authentique et solennelle de la charité du P. de Ponlevoy. Ce qu'il fit pour les Missions de notre provmce, pour les deux outrois cents exilés d'Espagne ou d'Italie, ne fut qu'une manifestation plus éclatante de cette bonté surnaturelle. De toutes parts, on lui écrivait des lettres de remercîments : de Rome où il envoya de larges

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aumônes, notamment pour une urne offerte au tombeau de Berchmans;du Maduré, où ilsecoumit le P. Saint-Cyr; de Syra, 'de la Nouvelle- Orléans, de Londres, d'Allemagne, on lui adressait des actions de grâces dont il oublia de brûler le témoignage.

Que de pauvres familles lui durent le bienfait de la vie du corps et de l'àme ! Et cependant, « sa main gauche ignorait les bienfaits de sa main droite », écrivait le P. Rubillon. Une humble charité, tel fut le trait caractéristique de son gouvernement.

Ne comptant point sur lui pour assister ses Frères, il se jetait à corps perdu dans les bras de la Providence.Nous verrons au chapitre suivant, avec quelle confiance il recourait à Dieu, au miUeu de nos plus affreux malheurs, et nous l'entendrons redire par ses actes, la parole citée plus haut : ce Le présent à la charité ; l'avenir à la Providence. » Ou bien encore : « Au Sacré-Cœur nos âmes, à Notre-Dame nos vies, à saint Joseph nos affaires. »

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