‹ Le Révérend Père A. de Ponlevoy de la Compagnie de JésusChapitre 216 sur 252 · CHAP. V. LE MODELE DES NOVICES · texte numérisé non relu

CHAP. V. LE MODELE DES NOVICES

Saint Paul nous enseigne que le chrétien doit être dépouillé du vieil homme et revêtu du nouveau. Le religieux est un chrétien qui tend à la perfection; les plus parfaits des religieux doivent donc être, d'après cette théorie, morts et vivants.

Le P. de Ponlevoy fut vraiment l'homme mort, c'est-à-dire ne se déterminant plus par aucune affection déréglée. Tous ceux qui le voyaient pour la première fois en étaient frappés, tant sa modestie, selon l'expression de saint Paul, éclatait à tous les regards*! Nous en avons eu plus d'une preuve dans le cours de cette histoire. « J'ai vu, nous disait un religieux, trois hommes dont la modestie et la sainteté m'ont ravi : M. Desgenettes, le curé d'Ars et le P. de Ponlevoy. » Tous ceux qui ont connu le curé de Notre-Dame des Victoires et M. Vianney comprennent la portée de ces parolesc

Les novices, on le conçoit, furent saisis à son aspect : « Son extérieur, nous écrit l'un d'entre eux, nous a tous profondément impressionnés. On sentait tout d'abord qu'une harmonie parfaite régnait en lui. Tout y était voulu : en un an, aucun de nous n'a surpris chez lui une parole, un mouvement, un geste, un regard qui fussent l'indice d'un état d'àme tant soit peu différent de l'égalité surnaturelle. Son âge, sa tenue d'une

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