I. Modestia vestra nota sit omnibus hominibus. (Phil. A,i
5oo LIVRE ]II. T,E GOUVERNEMENT RELIGIEUX.
noblesse parfaite, ses manières graves et un peu lentes auraient pu faire croire que les jeunes gens qui lui étaient confiés se seraient sentis plutôt portés à une réserve pleine de respect qu'à une libre confiance. On se serait absolument trompé : cet ensemble si plein de vraie grandeur débordait de bonté. Ce n'était pas une douceur banale, mais une bonté simple, vraie, distinguée, inébranlable, sans limite. La source en était dans le cœur de Jésus. »
Cette modestie extérieure venait non-seulement de la pureté angélique du P. de Ponievoy, mais aussi d'une grande austérité de vie. a II portait partout, comme le dit saint Paul, la mortification de Jésus-Christ*. » Travail, sommeil, repas, récréation même, tout lui offrait une occasion de se sacrifier. Il était heureux, par exemple, que les caprices de son estomac ne lui permissent d'accepter volontiers que des œufs frais. Ce genre de nourriture le laissait prolonger ostensiblement son repas, et cacher à tous les yeux une abstinence perpétuelle. Les gastrites jouaient dans le système d'humble mortification du P. de Ponievoy le même rôle que les migraines du P. de Ravignan : ces deux maladies servaient de voile à leurs vertus.
Comme saint Paul, le P. de Ponievoy se fla-