‹ Le Rhapsode de la DàmbovitaChapitre 16 sur 94 · CHANSON DE LA MERE · texte numérisé non relu

CHANSON DE LA MERE

Le vent est entré dans ma chambre Et il a été tout joyeux de me voir, Puisque je te voyais.

Et tu n'as pas vu la joie du vent, mais tu mecoutes

chanter, Et je te chante Les soldats qui sont partis hier soir, Et dont nous avons vénéré les adieux ; Et la terre était hère de sentir leurs pas Et le soleil d'être aussi leur soleil.

CJiansons du Cobzar

Et tu seras aussi un soldat, mon entant, Pour que la terre t'aime Et que je te bénisse.

Le blé pousse mieux dans les champs,

Lorsque la pluie tombe.

Mais la terre a aussi besoin de sang.

Et je te donne à la terre.

Tu seras un soldat si brave que la montagne lèvera son

voile de brouillard Pour te regarder.

Et je ne pleurerai jamais sur ton destin Et sur les jours qrie tu n'auras pas eus,

Puisque je te donne à la terre.

Et quand tu verras mourir l'ennemi.

Tu songeras à ta mort Et tu regarderas sur les routes blanches. Où l'on a soif; Tu dormiras sous la tente, Où l'on a froid.

Et ton sort sera beau comme celui de l'aigle et du soleil. Car on lève toujours la tête pour les regarder. Et tu ne songeras pas aux ceintures des jeunes filles Ni à leurs yeux.

Tu leur diras : Je dois partir, Car tu seras aussi soldat, mon enfant.

Chansons dit Cobzar

Le vent est entré dans ma chambre Et il a été tout joyeux de voir ma joie,

Puisque je te voyais, Mais toi, tu n'as pas vu la joie du vent,

Mais tu écoutais mes chansons.

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