‹ Le Rhapsode de la DàmbovitaChapitre 19 sur 94 · LE DOR · texte numérisé non relu

LE DOR

Les^oiseaux sont partis puisque la brume est venue Et j'ai vu les oiseaux s'en aller vers le couchant.

Le feu brûle et le vent souffle.

Le vent est triste d'être si froid.

J'avais ta main sur ma ceinture et ta main a touch

Et je t'ai dit de laisser mon cœur dormir, Et mon cœur a besoin de sommeil.

e mon couteau.

C/iausons dit, Cobzar 6i

Mais tes yeux n'ont pas voulu que mon cœur dorme,

Et tu m'as dit que tu pourrais mourir.

Et je me suis figuré ta mort

Et j'ai vu qu'en pensant à ta mort j'étais triste,

Comme les oiseaux partant puisque la brume est venue.

Le poids de ton corps est doux à la terre

Et tu ne dois point mourir,

Car la terre entière souhaiterait la mort

Pour la partager avec toi,

Et la tombe me serait attirante

Et je m'asseoirais sur ta pierre.

Et j'errerais auprès de ta maison pour voir ton âme errer

autour d'elle.

Car ton âme aurait peine à ne point errer autour de la

maison.

Et je dirais à ton âme : Reste ici, avec tant d'amour,

Que ton âme n'aurait point la force de s'en aller.

Et l'âme qui reste autour de la maison est malheureuse.

Et tu ne voudrais pas qu'elle fût malheureuse, ton âme.

Reste donc sur terre, car les étoiles sont trop loin pour

que tu les atteignes.

Et elles aiment savoir qu'elles ont une sœur sur la terre.

Touche mon couteau, et je serai brave.

Mais ne touche pas mon cœur, car tu l'empêcherais de

dormir,

Et le cœur des hommes a besoin de sommeil pour vivre.

CJiansons diL Cobzar

Les oiseaux sont partis puisque la brume est venue Et j'ai vu les oiseaux s'en aller vers le couchant. Le feu brûle et le vent souffle, Le vent est triste d'être si froid.

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