‹ Le Rhapsode de la DàmbovitaChapitre 64 sur 94 · LES DEUX SŒURS · texte numérisé non relu

LES DEUX SŒURS

Vois-tu comme il pleut dans la plaine?

Et le blé est coupé déjà.

Et j'ai oublié ma faucille dans le blé coupé, Et la pluie va tomber sur elle.

Tous les jeunes gens à la danse M'ont pris quelque chose. L'un a pris ma ceinture : tu sais bien laquelle, ma sœur; Celle que nous avons brodée ensemble.

Chansons du Cobzar 197

L'autre a pris mon collier : tu sais bien lequel, ma sœur ;

Celui qui a deux rangs de perles jaunes. L'autre a pris une fleur: tu sais bien laquelle, ma sœur; Celle qui poussait sous le prunier qui a des prunes en

automne.

Un seul ne m'a rien pris, tu sais bien lequel ma sœur; Celui dont je te parle lorsque je me tais, Et c'est celui que j'aime.

Cours vite après lui, ma sœur, il demeure auprès du

moulin.

Et le bruit de l'eau l'endort.

Et l'eau est heureuse de l'endormir.

Cours vite après lui, sans t'arrêter pour regarder Paître les troupeaux aux bords de la colline. Et porte-lui aussi une ceinture, et un collier, et une fleur; Et dis-lui que tu les as trouvés tout près du moulin Et qu'ils sont pour lui.

Mais ne reste pas trop longtemps, ma sœur, Car tu pourrais l'aimer aussi Et nous devrions pleurer ensemble ; , Et mes larmes n'aimeraient pas tes larmes. Et ta douleur ne serait pas la bienvenue dans ma maison.

CJiansons du Cohzar

Vois-ta comme il pleut dans la plaine Et le blé est coupé déjà.

Et j'ai oublié ma faucille dans- le blé coupé, Et la pluie va tomber sur elle.

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