‹ Le Rhapsode de la DàmbovitaChapitre 69 sur 94 · SUR LE CHEMIN · texte numérisé non relu

SUR LE CHEMIN

Son voile est fin comme un nuage d'été, Et quand elle passe les fleurs regrettent De ne pouvoir la suivre.

On voit le chemin du bord de la rivière,

Et toujours je regarde le chemin.

Et quelque chose vient toujours vers moi. Quelque chose qui sourit et quelque chose qui pleure : Une femme et un enfant.

Chaiisons dit, Cobzar

Et la femme qui pleure marche plus vite que l'enfant qui

sourit»

Et c'est à qui me donnera à boire ; Mais la femme est plus prompte à puiser de l'eau, Et elle me tend la cruche avant l'enfant,

Et sa cruche a les bords cassés.

Puis ils repartent tous deux, et je me souviens De la femme qui pleure,

Puisqu'elle m'a donné à boire;

Et j'oublie l'enfant qui sourit,

Puisqu'il ne m'a point désaltéré.

Et je vais chaque jour la regarder venir.

Son voile est fin comme un nuage d'été, Et quand elle passe les fleurs regrettent De ne pouvoir la suivre.

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