‹ Le Rhapsode de la DàmbovitaChapitre 84 sur 94 · LES FLEURS DU HAÏDUCK · texte numérisé non relu

LES FLEURS DU HAÏDUCK

Ne me regarde pas dormir puisque je rêve, Et tu verrais sur mon visag-e

Le sourire de mes rêves ou leurs larmes. Les nuages sont poussés par le vent.

Je me suis réveillé le matin et j'ai vu d'abord le soleil;

Puis j'ai vu la route où des hommes passaient Leurs pipes à la bouche et l'un d'eux était le haïduck ; Il tenait une fleur à la main,

ChaJisons cite Cobzar 269

Et c'était sa jeunesse.

Il tenait une fleur dans sa bouche,

Et c'étaient ses chansons ; 11 avait une fleur à sa ceinture, Et c'était son amour.

Et je me suis rendu à la bêche, dans la plaine, Et j'ai bu l'eau du puits, Et j'ai regardé les arbres et j'ai dormi sous les arbres. Et le soir je suis revenu dans ma maison. Et j'ai vu le lever de la lune; Et des hommes passaient sur la route et l'un d'eux était

le haïduck, Et il avait une fleur flétrie à la main. Et c'était sa jeunesse; Et il avait une fleur flétrie à la bouche.

Et c'étaient ses chansons;

Et il avait une fleur flétrie à sa ceinture.

Et c'était son amour.

Et je ne lui ai pas dit d'entrer dans ma demeure.

Et il s'en est allé dans la nuit.

Ne me regarde pas dormir puisque je rêve, Et tu verrais sur mon visage

Le sourire de mes rêves ou leurs larmes. Les nuages sont poussés par le vent.

Page 1