‹ Le Rhin. 3Chapitre 4 sur 17 · T. IL · texte numérisé non relu

T. IL

c'est-à-dire convenir le voyage en promenade, je n'y manque pas.

Rien n'est charmant, à mon sens , comme celle façon de voyager. — A pied ! — On s'apparlienl, on est libre, on est joyeux ; on est tout entier et sans parlage aux incidenls de la roule , à la ferme où l'on déjeune , à l'arbre où l'on s'abrite, à l'église où l'on se recueille. On part, on s'arrête, on repart; rien ne gêne , rien ne relient. On va et on rêve devant soi. La marche berce la rêverie ; la rêverie voile la fatigue. La beaulé du paysage cache la longueur du chemin. On ne voyage p^s, on erre. A chaque pas qu'on fait, il vous vient une idée. Il semble qu'on senie des essaims éclore et bourdonner dans son cerveau. Bien des fois, assis à l'ombre au bord d'une grande roule, à côlé d'une petite source vive d'où sortaient avec l'eau la joie, la vie et la fraîcheur , sous un orme plein d'oiseaux, près d'un champ plein de faneuses, reposé, serein, heureux, doucement occupé de mille songes , j'ai regardé avec compassion passer devanl moi ,

comme un tourbillon où roule la foudre , la chaise de poste, cette chose élincelante et rapide qui contient je ne sais quels voyageurs lents, lourds, ennuyés et assoupis; cet éclair qui emporte des tortues. — Oh! comme ces pauvres gens , qui sont souvent des gens d'esprit et de cœur, après tout, se jetteraient vite à bas de leur prison, où T harmonie du paysage se résout en bruit, le soleil en chaleur et la route en poussière , s'ils savaient toutes les fleurs que trouve dans les broussailles , toutes les perles que ramasse dans les cailloux , toutes les houris que découvre parmi les paysannes Timagination ailée, opulente et joyeuse d'un homme à pied! Musa pedeslris.

Et puis tout vient a Thomme qui marche. Il ne lui surgit pas seulement des idées; il lui échoit des aventures , et , pour ma part , j'aime fort les aventures qui m'arrivent. S'il est amusant pour autrui d'inventer des aventures, il est amusant pour soi-même d'en avoir.

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Je me rappelle qu'il y a sept ou huit ans j'élaîsallcà Clajc, à quelques lieues de Paris. Pourquoi? Je ne m'en souviens plus. Je trouve seulenienl dans mon livre de noies ces quel- (|ucs lignes. Je vous les transcris , parce qu'elles font, pour ainsi dire, partie de la chose quelconque que je veux vous raconter:

— t Un canal au rez-de chaussée, un ci- » melicre au premier étage, quelques maî- » sons au second, voilà Claye. Le cimcliùre » occupe une terrasse avec balcon sur le canal, » d'où les mânes des paysans de Claye peuvent » entendre passer les sérénades, s'il y en >»a, sur le bateau -poste de Paris à Meaux , »qui fait quatre lieues à Theure. Dans ce » pays-là on n'est pas enterré, on est enler- » rassé. C'est un sort comme un autre. » —

Je m'en revenais à Paris à pied; j'étais parti d'assez grand matin , et vers midi , les beaux arbres de la forêt de Dondy m'inviiant, à un endroit où le chemin tourne brusquement, je m'assis, adossé à un chêne, sur un

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talus d'herl)e, les pieds penilanl dans un fossé, cl je me- mis à crayonner sur mon livre vert la note que vous venez de lire.

Gomme j'achevais la quatrième ligne, — quo je vois aujourd'hui sur le manuscrit séparée de la cinquième par un assez large intervalle, — je lèw vaguement les yeux , et j'aperçois de l'autre côté du fossé , sur le bord de la route, devant moi, à quelques pas, un ours qui me regardait fixement. En plein jour on n'a pas de cauchemar; on ne peut être dupe d'une forme, d'une apparence, d'un rocher difforme ou d'un tronc d'arbre absurde. Lo que puede un sastre est formidable la nuit; mais à midi , par un. soleil de mai, on n'a pas d'hallucinations. C'était bien un ours, un ours vivant, un véritable ours, parfaitement hideux du reste. Il était gravement assis sur son séant , me montrant le dessous poudreux de ses pattes de derrière dont je distinguais toutes les griiïes, ses pattes de devant molle* ment croisées sur son ventre. Sa gueule était enlr'ouverte ; une de ses oreilles, déchirée et T. n. 5

saignante, pendait à demi; sa lèvre inférieure, à moitié arrachée, laissait voir ses crocs dé* chaussés; un de ses yeux était crevé, et avec l'autre il me regardait d'un air sérieux.

H n'y avait pas un bûcheron dans la forêt, et le peu que je voyais du chemin à cet endroit-là était absolument désert.

/e n'étais pas sans éprouver quelque émo« tion. On se tire parfois d'aflaire avec un chien en l'appelant Fox y SoUman ou Azor; mais que dire à un ours? D'où venait cet ours? Que signifiait cet ours dans la forêt de Bondy, sur le grand chemin de Paris à Claye ? A^ quoi rimait ce vagabond d'un nouveau genre? — C'était fort étrange , fort ridicule , fort déraisonnable et après tout fort peu gai* J'étais, je vous l'avoue I très perplexe. Je ne bougeais pas cependant! j^ dois dire que l'ours, de son c6té, u^ bougeait pas non plus; il me paraissait même, jusqu'à un certain point , bienveillant. H me regardait aussi tendrement que peut regarder un ours

borgne. A tout prendre , il ouvrait bien la gueule, mais il l'ouvrait comme on ouvre une bouche. Ce n'était pas un rictus, c'était un bâillement; ce n'était pas féroce, c'était presque littéraire. Cet ours avait je ne sais quoi d'honnête, de béat , de résigné et d'endormi ; et j'ai retrouvé depuis cette expression de physionomie à de vieux habitués de théâtre qui écoutaient des tragédies. En somme, sa contenance était si bonne que je résolus, aussi moi, de faire bonne contenance. J'acceptai l'ours pour spectateur, et je continuai ce quo j'avais commencé. Je me mis donc à crayonner sur mon livre la cinquième ligne de la note ci-dessus, laquelle cinquième ligne, comme je vous le disais tout à l'heure, est sur mon manuscrit très -écartée de la quatrième; ce qui tient à ce que, en commençant â l'écrire, j'avais les yeux fixés sur l'oeil de Tours.

Pendant que j'écrivais, une grosse mouche vint 80 poser sur l'oreille ensanglantée de mon spectateur. Il leva lentement sa patte droite et la passa par-dessus son oreille avec

Je mouvement d'un clial. La mouche s'envola. Il la chercha du regard; puis, quand elle cul disparu, il saisit ses deux pallcs de derrière avec ses deux paltcs de devant, et, cou>me satisfait de cette attitude classique, il se remit à me contempler. Je déclare que je suivais ces mouvements variés avec intérêt.

Je commençais à me faire à ce téte-àtôte , et j'écrivais la sixième ligne de la note, lorsque survint un incident^: un bruit de pas précipités se fit entendre dans la grande route , et tout à coup je vis déboucher du tournant un autre ours, un grand ours noir; le premier était fauve. Cet ours noir arriva au grand trot et , apercevant l'ours fauve , vint se rouler gracieusement à terre auprès de lui. L'ours fauve ne daignait pas regarder l'ours noir, et l'ours noir ne daignait pas faire attention à moi.

Je confesse qu'à cette nouvelle apparition , qui élevait mes perplexités à la seconde puissance, ma main trembla. J'étais en train d'é-

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crirc cette ligne: « peuvent entendre

passer les sérénades. » Sur mon manuscrit je vois aujourd'hui un assez grand intervalle entre ces mots : « entendre passer » et ces mots : « les sérénades. » Cet intervalle signifie — Un deuxième ours!

Deux ours! pour le coup c'était trop fort. Quel sens cela avait-il? A qui en voulait le hasard? Si j'en jugeais par le côté d'où l'ours noir avait débouché, tous deux venaient de Paris , pays ou il y a pourtant peu de bêtes , — sauvages surtout.

J'étais resté comme pétrifié. L'ours fauve avait fini par prendre part aux jeux de l'autre, et, à force de se rouler dans la poussière, tous deux étaient devenus gris. Cependant j'avais réussi à me lever, et je me demandais si j'ifais ramasser ma canne qui avait roulé à mes pieds dans le fosse, lorsqu'un troisième ours survint, un ours rougeâtre, petit, difforme, plus déchiqueté et plus saignant encore que le premier; puis un quatrième, puis un

cinquième et un sixième, ces deux-là troltant de compagnie. Ces quatre derniers ours traversèrent la route comme des comparses traversent le fond d'un théâtre, sans rien voir et sans rien regarder, presque en courant et comme s'ils étaient poursuivis. Cela devenait trop inexplicable pour que je ne touchasse pas à l'explication. J'entendis des aboiements et des cris; dix ou douze bouleniogues, sept ou huit hommes armés de bâtons ferrés et des muselières à la main, firent irruption sur la route, talonnant les ours qui s'enfuyaient. Un de ces hommes s'arrêta, et, pendant que les autres ramenaient les bêtes muselées , il me donna le mot de cette bizarre énigme» Le maître du cirque de la barrière du Combat profitait des vacances de Pâques pour envoyer ses ours et ses dogues donner quelques représentations à Meaux. Toute cette ménagerie voyageait à pied. A la dernière balte on l'avait démuselée pour la faire manger; et, pendant que leurs gardiens s'attablaient au cabaret voisin, les ours avaient profité de ce moment de liberté pour faire

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à leur aise y joyeux et seuls, un bout de ofaemin.

C'étaient des acteurs en congé.

Voilà une de mes aventures de voyageur à pied.

Dante raconte en commençant son poème qu'il rencontra un jour dans un bois une panthère, puis après la panthère un lion, puis après Le lion une louve. Si la tradition dit vrai, dans leurs voyages en Egypte, en Phénicie, en Chaldée et dans F Inde , les sept sages de Grèce eurent tous de ces aventures-là. Ils rencontrèrent chacun une bêle diflfôrente, comme il sied â des sages qui ont tous une sagesse diflérente. Thaïes de Milet fut suivi long-temps par un griffon ailé; Bias de Prîène lit roule côte à côte avec un lyni ; Périandre de Corinthe fit reculer un léopard en le regardant fixement; Solon d'Athènes marcha hardiment droit à un taureau furieux; Pittacus de Mytilène fit rencontre d'un souassouaron ; Cléobule de Rhodes fut accosté par un lion, et Ghiton de

Lacédémone par une lionne. Tous ces faits merveilleux, si on les examinait d'un peu près^ s'expliqueraient probablement par des ménageries en congé , par des vacances de Pâques et des barnères du Combat. En racontant convenablement mon aventure des ours, dans deux mille ans, j'aurais peut*êlre eu je ne sais quel air d'Orphée. Dictus ob hoc lenire tigres. Voyez-vous , mon ami , mes pauvres ours saltimbanques donnent la clé de beaucoup de prodiges. N'en déplaise aux poètes antiques et aux philosophes grecs, je ne crois guère à la vertu d'une strophe contre un léopard ni à la puissance d'un syllogisme sur une hyène; mais je pense qu'il y a longtemps que Thomme, celte intelligence qui transforme à sa guise les instincts, a trouvé le secret de dégrader les lions et les tigres , de détériorer les animaux et d'abrutir les bètes.

L'homme croit toujours et partout avoir fait un grand pas quand il a substitué, à force d'enseignements intelligents, la stupidité à la férocité.

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A tout prendre , c'en est peut-être un. Sans ce pas -là j'aurais été mangé, — et les sept sages de Grèce aussi.

Puisque je suis en train de souvenirs , permettez-moi encore une petite histoire.

Vous connaissez G — , ce vieux poète-savont qui prouve qu'un poète peut être palient , qu'un savant peut èlre charmant et qu'un vieillard peut être jeune. Il marche comme a vingt ans. En avril t83... nous faisions ensemble je ne sais quelle excursion dans le Gàtinais. Nous cheminions côte à côte par une fraiche matinée réchauffée d'un soleil réjouissant. Moi que la vérité charme et que le paradoxe amuse , je ne connais pas de plus agréable compagnie que G—. Il sait toutes les vérités prouvées , et il invente tous les paradoxes possibles.

Je me souviens que sa fantaisie en ce moment-là était de me soutenir que le basilic existe. Pline en parle et le décrit, me disait-

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il. Le basilic naît dans le pays de Gyrene, en Afrique. Il est long d'environ douze doigls ; il a sur la tète une tache blanche qui lui Tait un diadème; et, quand il siffle, les serpents s'enfuient. La Bible dit qu'il a des ailes. Gè qui est prouvé, c'est que du temps de saint Léoa il y eut à Rome, dans l'église de Sainte-Luce, un basilic qui infecta de son haleine toute la ville. Le saint pape osa s'approcher de la voûte humide et sombre sous laquelle était le mons- Ire, et Scaliger dit on assez beau style qu'il Véleignit par ses prières.

G — ajoutait, me voyant incrédule au basilic, que certains lieux ont une vertu particulière sur certains animaux; qu'à Sériphe, dans l'Arcliipel , les grenouilles ne coassent point; qu'à Reggio, en Calabre, les cigales ne chantent pas; que les sangliers sont mueiê en Macédoine; que les serpents de TEuphrate ne mordent point les indigènes , même en* dormis, mais seulement les étrangers ; tandis que les scorpions du Mont-Latmos, inoiïensifs pour les étrangers, piquent mortellement

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l€s habitants du pays. Il me faisait, ou plutôt il se faisait i lui-même une foule de questions, et je le laissais aller. Pourquoi y a-» t-il une multitude de lapins à Mayorque, et pourquoi n'y ena*>t-il pas un seul à Yvixa? Pourquoi les lièvres meurent -ils à Ithaque 9 D'où vient qu'on ne saurait trouver un loup sur le Mont-Olympe, ni une chouette dans Tlle de Crète, ni un aigle dans File de Rhodes?

Et me voyant sourire, il s'interrompait : — Tout beau, mon chcrt mais ce sont là des opinions d'Aristote! A quoi je me contentais de répondre : — Mon ami^ c'est de la sdence morte; et la science morte n'est plus de la science, c'est de l'érudition. Et G — me répliquait avec son doux regard plein de gravite et d'enthousiasme : — Vous avez raison* La science meurt. 11 n'y a que l'art qui soit immortel. Un grand savant fait oublier un autre grand savant ; quant aux grands poètes du passé, les grands poètes du présent et do l'avenir ne peuvent que les égaler. Aristote est dépassé, Homère ne l'est pas.

Cela dit, il devenait pensif, puis il se mettait à chercher un bupreste dans l'herbe ou une rime dans les nuages.

Nous^ arrivâmes ainsi près de Mllly, dans une plaine où Ton voit encore les vestiges d'une masure devenue fameuse dans les procès de sorciers du dix-septième siècle. Voici à quelle occasion. Un loup-cervier ravageait le pays. Des gentilshommes de la vénerie du roi le traquèrent avec grand renfort de valets et de paysans. Le loup, poursuivi dans celle plaine, gagna cette masure et s'y jeta. Les chasseurs entourèrent la masure, puis y entrèrent brusquement, lis y trouvèrent une vieille femme. Une vieille femme hideuse , sous les pieds de laquelle était encore la peau du loup que Satan n'avait pas eu le temps de faire disparaître dans sa chausse- trappe, il va sans dire que la vieille fut brûlée sur un fagot vert ; ce qui s'exécuta devant le beau portail de la cathédrale de Sens.

J'admire que les hommes, avec une sorte

de coquetterie inepte, soient toujours venus chercher ces calmes et sereines merveilles de rintelligence humaine pour faire devant elles leurs plus grosses bêtises.

Gela se passait en 1636, dans Tannée où Corneille faisait jouer le Cid.

Gomme je racontais cette histoire à G—, écoutez, me dit-il. — Nous entendions en effet sortir d'un petit groupe de maisons caché dans les arbres à notre gauche la fanfare d*un charlatan. G— a toujours eu du goût pour ce genre de bruit grotesque et triomphal. — Le monde, me disait-il un jour, est plein de grands tapages sérieux dont ceci est la parodie. Pendant que les avocats déclament sur le tréteau politique, pendant que les rhéteurs pérorent sur le tréteau scolastique , moi je vais dans les prés, je catalogue des moucherons et je collationne des brins d'herbe, je me pénètre de la grandeur de Dieu , et je serai toujours charmé de rencontrer à tout

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bout de champ cet emblème bruyant de la petitesse des hommes, ce charlatan s'essoufHant sur sa grosse caisse» ce Bobino, ce GobèchCi cette ironie! Le charlatan se môle à mes études et les complète; je fixe cette figure avec une épingle dans mon carton comme un scarabée ou comme un papillon, et je classe Tinsecte humain parmi les autres.

0*— m'entraîna donc vers le groupe de maisons d'où venait le bruit; ~ un assez cbétif hameau qui se nomme, je crois, Petit- Sou, ce qui m'a rappelé ce bourg d'Asculum, sur la route de Trivicum à Brindes, lequel fit faire un rébus à Horace :

Quod venu dicir$ non est , Signii per facile est.

Âsculum eq effet ne peut entrer dans un vers alexandrin.

C'était la fête du village. La place, l'église et la mairie étaient endimanchées. Le ciel,

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lui-même , coquettement décoré d'une foule de jolis nuages blancs et roses ^ avait je ne sais qnoi d'agreste, de joyeux et de domini* caK Des rondes de petits enfants et de jeunes filles, doucement contemplées par des vieillards, occupaient un bout de la place qui était tapissé de gazon; à l'autre bout, pavé de cailloux aigus, la foule entourait une façon de tréteau adossé à une manière de baraque. Le tréteau était composé de deux planches et d'une échelle) la baraque était recouverte de celle classique toile à damier bleu et blanc qui rappelle des souvenirs de grabat et qui, se faisant au besoin souquenille, à fait donner le nom de paillasses à tous leis valets de tous les charlatans. A côté du tréteau s'ouvrait la porte de la baraque, une simple fente dans la toile; et au^essus de celte porte, sur un écriteau blanc orné de ite ce mot en grosses majuscules noires ;

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