‹ Le Rhin dans l'histoire (volume 2)Chapitre 107 sur 250 · HENRI II CONQUÊTE DES TROIS ÉVÊCHÉS · texte numérisé non relu

HENRI II CONQUÊTE DES TROIS ÉVÊCHÉS

La mort de François Ier n'amena aucun changement dans la politique extérieure de la France. Les rapports de Henri II avec Charles-Quint ne pouvaient qu'être hostiles et le roi de France soutint toujours les protestants d'Allemagne. L'Empereur disait du roi Henri : « Il a hérité la haine que ses aïeux ont toujours manifestée à l'égard des miens » ; il écrit qu'en ce qui concerne les Français, « il ne faut pas cesser d'avoir l'oeil sur eux1 ». Cette défense était justifiée. En effet, sur les conseils de Marillac, « de tenir soubs main les affaires d'Allemagne en la plus grande difficulté qu'on pourra », Henri II encourageait par des subsides les villes et les princes révoltés contre Charles-Quint. Il entra en négociations avec l'Électeur de Saxe, Maurice, et les princes protestants confédérés à Augsbourg. Ceux-ci lui députèrent, à Fontainebleau, le 25 mai 1551, une ambassade conduite par Georges de Simmern et le comte de Nassau, pour implorer son appui contre l'Empereur « qui voulait asservir à jamais la nation allemande2 ».

Ces princes allemands, dit Brantôme, « mal menés sous le joug de l'Empereur, concoururent à l'ayde », pour la conquête

1. H. Lemonnieh, dans Lavisse, Hist. de France, t. V, 2" partie, p. 148

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