‹ Le Rhin dans l'histoire (volume 2)Chapitre 126 sur 250 · Rod. Rbuss, l'Alsace au XVII' siècle, p · texte numérisé non relu

Rod. Rbuss, l'Alsace au XVII' siècle, p

2. Mariéjol, dans L.vvisse, Hist. de France, t. VI, 2e part., p. 309.

secours pécuniaire pour relever les finances municipales épuisées.

« Melchior de l'Isle, dit Reuss, autrefois professeur à Bâle, sa ville natale, et protestant lui-même, allait être bientôt le premier de la longue série des diplomates que, pendant un demi-siècle, le gouvernement royal entretient, à poste fixe, à Strasbourg, afin d'y représenter ses intérêts, d'y gagner les esprits et de préparer, peut-être dès ce moment, les solutions entrevues dans l'avenir. Le secrétaire du Conseil des Quinze, Josias Glaser, fut donc envoyé en mission secrète à Paris, au mois de juillet 1631, pour y obtenir un prêt de trente mille florins. Sa demande fut accordée de la façon la plus gracieuse, et cet emprunt fut le premier lien effectif entre la France et la petite République. » Juste au moment où Glaser rentrait à Strasbourg, on apprit la victoire décisive de Gustave-Adolphe sur Tilly, à Breitenfeld; la joie fut à son comble dans tous les rangs de la société.

L'année suivante, en février 1632, Louis XIII envoie à Strasbourg le sieur Magnien qui expose aux Strasbourgeois le désir de son maître de les voir « demeurer fermes et stables à son service et, en honorant le roi de Suède comme ils font, de garder à Sa Majesté (le roi de France) le rang et la dignité dans leurs cœurs et en leurs affaires, telle qu'il lui appartient et à sa Couronne ».

Un peu plus tard, le Roi renouvelle aux Strasbourgeois l'assurance de sa bienveillance. Il leur fait assurer, par Melchior de l'Isle, que les protestants ne seront jamais troublés dans leur croyance et l'exercice de leur culte1. Puis, c'est un troisième envoyé, La Grange-aux-Ormes, qui vient raffermir la confiance des Strasbourgeois dans le roi de France, qui ne portera aucune atteinte à leurs libertés et les protégera efficacement contre les soudards allemands qui pillent et rançonnent tout le pays.

Le cardinal, que l'ambition du roi de Suède commence à inquiéter, se hâte, dès juillet 1632, d'envoyer des troupes en Lorraine et en basse Alsace, sous les ordres du maréchal d'Effiat et du comte de la Suze; il fait occuper Wissembourg et Landau,

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