‹ Le Rhin dans l'histoire (volume 2)Chapitre 161 sur 250 · Albert Sorel, op. cit., t. I, p · texte numérisé non relu

Albert Sorel, op. cit., t. I, p

lution dans les pays rhénans, si prompts à adopter tout ce qui venait de France. Il s'était formé dans les villes, notamment à Mayence, des groupements de citoyens qui recevaient le mot d'ordre des clubs de Paris et se faisaient les propagateurs passionnés des idées françaises. Ces associations composées d'hommes généreux, pour la plupart, tous épris de liberté, se recrutent surtout dans la petite bourgeoisie intellectuelle, avocats, médecins, tabellions, professeurs, boutiquiers, beaux parleurs et commentateurs des gazettes. Leur centre d'attraction est Strasbourg; ils envient pour leur pays le sort de l'Alsace. « Ils entretiennent peu de relations avec le reste de l'Allemagne ; la Révolution, qu'ils adopteront avec enthousiasme, achèvera de les en séparer. Leur rêve serait de constituer de petites républiques autonomes, à la manière des Gantons suisses ; mais s'il faut choisir, ils préféreront la domination de la France, qui fait prévaloir leur idées, à la domination d'un prince allemand qui les étoufferait1. »

Page 1