Albert Sorel, op. cit., t. III, p
Ui LÉ RHltf DANS L'IirSTOItlE
Français opèrent la délivrance de captifs et fassent réellement, comme on le disait alors, tomber les chaînes de ïa servitude. A Mesure que Se produisent les demandes d'annexion à la Patrie française, — elles sont presque quotidiennes, — la Convention rend des décrets analogues à celui-ci :
« Décret de la Convention du 1k février 1193. — Art. 3. Les communes de Petlange, Pontpierre,Tetting,Trulïen, Koepen, Hiltsch, Schwen, Eppenbrunneii, Oberstimbach, Entzelhart et Armsberg Sont réunies au territoire de la République et font partie du département de la Moselle. »
Des décrets de la Convention répondent, de même, aux demandes formulées par les villes de Belgique : le 1er mars 1793, c'est Bruxelles; le 2 mars, c'est Mons et Gand; les jours suivants, arrivent les pétitions de Florennes, Tournai, Louvain, Namur, Ostende, Bruges, etc. En une séance, la Convention prononce l'incorporation de 32 villes ou communes ; d'autres fois, c'en est 66, ou jusqu'à 88, qui sont admises en bloc, sur leur demande, dans la famille française.
Le 8 mars 1793, Merlin de Thionville, en mission à Mayence, écrit au ministre de la Guerre : « Nous municipalisons à force et bientôt vous serez ministre d'un département de plus. » Et témoin de ce magnifique élan vers nous des populations belges et rhénanes, le grand historien que nous aimons à citer, Albert Sorel, s'écrie en jugeant l'œuvre de la Convention : « Jamais la France n'a été si splendide au dehors et si souillée au-dedans. »