‹ Le Rhin dans l'histoire (volume 2)Chapitre 178 sur 250 · LE TRAITÉ DE LUNÉVILLE ET LA PAIX D'AMIENS · texte numérisé non relu

LE TRAITÉ DE LUNÉVILLE ET LA PAIX D'AMIENS

Ce magnifique élan vers la France, qui allait se développant dans les départements du Rhin, eut son contre-coup sur les pays voisins qui étaient parvenus jusque-là à sauvegarder leur indépendance politique : ils furent entraînés dans le mouvement. C'est ainsi que, le 29 janvier 1798, fut conclu le traité d'incorporation à la France de la ville libre de Mulhouse, amiablement et sur la demande de presque la totalité des habitants. Six semaines plus tard, le 15 mars, la ville célébra la fête officielle de cette réunion, « avec un éclat et un enthousiasme dont la mémoire est restée dans tous les cœurs et qui marqua, pour la cité, l'ère d'une prospérité sans précédent1 ».

Le 26 avril, un autre traité déférant aux vœux des habitants de Genève, annexait à la France la patrie de Jean-Jacques et son canton. « Les Républiques de Mulhouse et de Genève, disent les traités, renoncent aux alliances qui les unissaient à des Etats étrangers; elles déposent et versent dans le sein de la grande Nation, tous leurs droits à une souveraineté particu culière. » Mulhouse fut incorporée au département du Haut-Rhin et Genève forma celui du Léman avec une portion de la Savoie. Ces annexions furent complétées par les nouvelles conventions

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